Travaillant actuellement sur la traduction des conférences des 40ème rencontres internationales de la Fédération internationale des Centres de Préparation au Mariage à Sion 2006 en Suisse, je suis ravi par cette réflexion anthropologique et théologique sur le pari de l'engagement.
L'engagement est au coeur de la décision de l'amour, elle le nourrit, le travail de l'intérieur, permet de lui rendre un sens...
Renseignements et inscriptions sur Sion 2006
Réflexions au jour le jour sur la vie à deux, ses joies et ses tristesses... Mariage de joie, Mariage folie, Mariage d'amour, Mariages à l'église...Mariage pour toujours...Tout un programme... pour un blog. Une approche humaine, philosophique, pastorale et théologique du mariage par l'auteur de PMC
mercredi, avril 12, 2006
vendredi, avril 07, 2006
Patience et longanimité
Est-ce que la patience et la longanimité, est-ce que l'agape sont des vertus essentiellement divine comme le rappelle (Ex 34,6). Si c'est le cas, je suis coupable d'anthropomorphisme et de réduction en disant que la sexualité est patiente et longanime et dans le plan de Dieu. Et cependant il y a là une correspondance à chercher car notre amour véritable est-il loin de celui reçu par Dieu ?
Si nous sommes crées à l'image, n'est-ce pas pour recevoir ou demander ces vertus divines pour nous même, dans notre esprit mais aussi dans notre corps, au sein même de notre humanité. Certes j'ai peut être fait l'impasse sur la méditation de l'alliance qui m'avait introduit au mystère du sacrement en osant cette réduction, mais l'essai de transposition, n'a d'intérêt que pour l'ouverture qu'il apporte. En osant dire que l'amour sexuel doit être patient et longanime, n'est-ce pas mettre une cohérence entre éros et agape, dans le sens encore donné par Benoît XVI dans son encyclique Deus est caritas...
A méditer
Si nous sommes crées à l'image, n'est-ce pas pour recevoir ou demander ces vertus divines pour nous même, dans notre esprit mais aussi dans notre corps, au sein même de notre humanité. Certes j'ai peut être fait l'impasse sur la méditation de l'alliance qui m'avait introduit au mystère du sacrement en osant cette réduction, mais l'essai de transposition, n'a d'intérêt que pour l'ouverture qu'il apporte. En osant dire que l'amour sexuel doit être patient et longanime, n'est-ce pas mettre une cohérence entre éros et agape, dans le sens encore donné par Benoît XVI dans son encyclique Deus est caritas...
A méditer
mardi, avril 04, 2006
Petite parabole du quatrième siècle...
Un rabbi demande à ses étudiants : "Quand Dieu crée le monde, qu'est-ce qu'il a créé de plus beau ?" L'homme et la femme, i-sh et i-sh-a, répond un étudiant.
"Rabbi, pourquoi, alors y a t il tant de problèmes entre l'homme et la femme ?"
"Tu ne sais pas lire", répond le Rabbi, "entre l'homme et la femme tels qu'ils s'écrivent en hébreu, il y a beaucoup de choses en commun : ish ou esh.
Quand ils construisent leur vie sur ce qu'ils ont en commun, ça donne esh, le mot signifie feu, ils se brûlent, et il ne reste rien. Quand ils construisent leur vie sur ce qu'ils n'ont pas en commun, c'est le yud et le "a" : ça donne Yah, c'est le nom de Dieu...
Jean Bernard Livio, s.j., conférence aux 50ème anniversaire des CPM, repris dans Accueil Rencontre nº227-228
"Rabbi, pourquoi, alors y a t il tant de problèmes entre l'homme et la femme ?"
"Tu ne sais pas lire", répond le Rabbi, "entre l'homme et la femme tels qu'ils s'écrivent en hébreu, il y a beaucoup de choses en commun : ish ou esh.
Quand ils construisent leur vie sur ce qu'ils ont en commun, ça donne esh, le mot signifie feu, ils se brûlent, et il ne reste rien. Quand ils construisent leur vie sur ce qu'ils n'ont pas en commun, c'est le yud et le "a" : ça donne Yah, c'est le nom de Dieu...
Jean Bernard Livio, s.j., conférence aux 50ème anniversaire des CPM, repris dans Accueil Rencontre nº227-228
lundi, avril 03, 2006
Emerveillement
L'autre est-il vraiment mon semblable différent ? Je dois aller chercher l'autre jusque dans sa différence, or souvent sa différence m'énerve. Il faudra passer par-dessus mon énervement pour parvenir à l'émerveillement.
Jean Bernard Livio, s.j., conférence aux 50ème anniversaire des CPM, repris dans Accueil Rencontre nº227-228
Jean Bernard Livio, s.j., conférence aux 50ème anniversaire des CPM, repris dans Accueil Rencontre nº227-228
samedi, avril 01, 2006
Toute-puissance et vulnérabilité - Accueil Rencontre n° 229
Le numéro 229 vient de sortir. Je vous redonne sous ce lien un extrait de l'éditorial :
Toute-puissance et vulnérabilité, voici le premier dossier retenu par l'Equipe nationale des CPM pour cette année 2006. Ce choix s'appuie sur la richesse des résonances psychologiques et spirituelles de ce thème, au delà des représentations que nous pouvons en avoir dans nos engagements pastoraux. Vous trouverez dans ce numéro nos rubriques habituelles, en particulier vos écrits sur l'actualité de vos équipes, de la société et de l'Eglise (...) Ce numéro comporte aussi un article de notre aumônier national, Benoît Sévenier : il nous éclaire sur le nouveau rituel du mariage. Cet article est le début d'une série de trois, un des fils rouges de l'année.
Enfin, je voudrais, ici, exprimer mon regret de la disparition de la revue Alliance qui, comme nous, participait à approfondir la réflexion sur le couple et le sacrement du mariage. Ce numéro vous est envoyé aussi à vous tous, anciens abonnés d'Alliance. Nous serions heureux de vous proposer une continuité, différente mais proche d'Alliance. Enfin je voudrais remercier Michel et Monique Rouche auxquels je donne la parole puisqu'ils ont contribué à l'éditorial de ce numéro. (...)
Bernard Martin, Président des CPM
Chers amis anciens abonnés d'Alliance
Vos nombreuses lettres nous ont exprimé votre regret de la cessation de la parution d'Alliance. Sachant combien l'avenir du couple et de la famille vous tient à coeur, nous avons accepté l'offre des Centres de Préparation au Mariage, qui vous proposent de recevoir aujourd'hui une numéro de leur revue Accueil Rencontre, revue qu'ils publient depuis trente ans. Nous sommes heureux de retrouver à cette occasion Claude et Danièle Hériard avec qui nous avons travaillé à l'institut de la Famille ces dernières années. Nous espérons que vous puissiez retrouver dans ce numéro sur la toute-puissance et la vulnérabilité, assorti d'une proposition d'abonnement, une nourriture pour votre couple et vos engagements. La réflexion sur le couple et la famille devient capitale dans le monde d'aujourd'hui. Réunissons nos forces.
Michel et Monique Rouche avec l'équipe d'Alliance.
Sommaire et abonnement à la revue
Toute-puissance et vulnérabilité, voici le premier dossier retenu par l'Equipe nationale des CPM pour cette année 2006. Ce choix s'appuie sur la richesse des résonances psychologiques et spirituelles de ce thème, au delà des représentations que nous pouvons en avoir dans nos engagements pastoraux. Vous trouverez dans ce numéro nos rubriques habituelles, en particulier vos écrits sur l'actualité de vos équipes, de la société et de l'Eglise (...) Ce numéro comporte aussi un article de notre aumônier national, Benoît Sévenier : il nous éclaire sur le nouveau rituel du mariage. Cet article est le début d'une série de trois, un des fils rouges de l'année.
Enfin, je voudrais, ici, exprimer mon regret de la disparition de la revue Alliance qui, comme nous, participait à approfondir la réflexion sur le couple et le sacrement du mariage. Ce numéro vous est envoyé aussi à vous tous, anciens abonnés d'Alliance. Nous serions heureux de vous proposer une continuité, différente mais proche d'Alliance. Enfin je voudrais remercier Michel et Monique Rouche auxquels je donne la parole puisqu'ils ont contribué à l'éditorial de ce numéro. (...)
Bernard Martin, Président des CPM
Chers amis anciens abonnés d'Alliance
Vos nombreuses lettres nous ont exprimé votre regret de la cessation de la parution d'Alliance. Sachant combien l'avenir du couple et de la famille vous tient à coeur, nous avons accepté l'offre des Centres de Préparation au Mariage, qui vous proposent de recevoir aujourd'hui une numéro de leur revue Accueil Rencontre, revue qu'ils publient depuis trente ans. Nous sommes heureux de retrouver à cette occasion Claude et Danièle Hériard avec qui nous avons travaillé à l'institut de la Famille ces dernières années. Nous espérons que vous puissiez retrouver dans ce numéro sur la toute-puissance et la vulnérabilité, assorti d'une proposition d'abonnement, une nourriture pour votre couple et vos engagements. La réflexion sur le couple et la famille devient capitale dans le monde d'aujourd'hui. Réunissons nos forces.
Michel et Monique Rouche avec l'équipe d'Alliance.
Sommaire et abonnement à la revue
dimanche, mars 26, 2006
Au delà de nos peurs
Nos peurs constituent les principaux obstacles à la sexualité : "peurs d'avoir mal, de choquer, gêne, culpabilité,..." (1) Cela conforte ma vision d'un nécessaire apprentissage du langage (cf. coeur à coeur). Pour que nos rencontres soient des lieux de communion, il nous faut traverser les pièges tendus par nos héritages, les sacs à dos que constitue nos origines, notre développement intra et extra-utérin, notre enfance...
Vaincre la peur, s'exposer. Cela n'a de sens que dans le temps, dans l'apprentissage de l'autre comme personne, aussi fragile que nous mêmes...
(1) F. Sand, ibid
Vaincre la peur, s'exposer. Cela n'a de sens que dans le temps, dans l'apprentissage de l'autre comme personne, aussi fragile que nous mêmes...
(1) F. Sand, ibid
jeudi, mars 23, 2006
Fragilité et sexualité
Chacun est responsable de la réussite sexuelle du couple. Ensemble ils se révèlent et s'offrent dans leur fragilité tout en supportant l'autre comme être manquant, être de manque. (1)
Je retrouve dans ces propos ma théorie des deux tours, qui voit dans une rencontre réelle et vraie la nécessaire descente de sa tour de désir et d'orgueil. La sexualité conjuguée c'est d'abord une exposition. Au sens lévinassien cela devient une mise à nu. Et cela fait raisonner en moi le texte de la Genèse : "ils étaient nus et n'en avait pas honte". Notre sexualité doit aller dans cette direction, non comme un but atteignable mais comme un sens, puisque le paradis donne pour moi une dimension eschatologique à la rencontre.
(1) F. Sand, ibid
Je retrouve dans ces propos ma théorie des deux tours, qui voit dans une rencontre réelle et vraie la nécessaire descente de sa tour de désir et d'orgueil. La sexualité conjuguée c'est d'abord une exposition. Au sens lévinassien cela devient une mise à nu. Et cela fait raisonner en moi le texte de la Genèse : "ils étaient nus et n'en avait pas honte". Notre sexualité doit aller dans cette direction, non comme un but atteignable mais comme un sens, puisque le paradis donne pour moi une dimension eschatologique à la rencontre.
(1) F. Sand, ibid
mardi, mars 21, 2006
Histoire de la sexualité moderne
Je découvre que dans les études de Kinsey sur la sexualité, il ait pu faire la découverte que la femme avait aussi une satisfaction sexuelle même s'il continue de considérer que l'homme reste "responsable" de la sexualité féminine (1)
Cela semble pour nous un archaïsme et c'est pourtant ce qui soutient encore les théories abominables en faveur de l'excision dans certaines cultures. Dire et découvrir que la femme n'est pas soumise au plaisir de l'homme, partenaire et personne à part entière aurait du être le fruit du personnalisme. C'est pour moi en tout cas une évidence qu'il faut promouvoir dans nos sociétés.
Certes les sociologues actuelles nous diront que la contraception a inversé les rôles et que les femmes sont maintenant toute puissantes sur la sexualité conjugale. Je crois qu'il y a là à penser. L'homme et la femme sont appelés à n'être qu'une seule chair, non pas comme fusion indifférenciée mais comme symphonie des différences harmonisées et respectées. Tout un programme.
(1) F. Sand, ibid
Cela semble pour nous un archaïsme et c'est pourtant ce qui soutient encore les théories abominables en faveur de l'excision dans certaines cultures. Dire et découvrir que la femme n'est pas soumise au plaisir de l'homme, partenaire et personne à part entière aurait du être le fruit du personnalisme. C'est pour moi en tout cas une évidence qu'il faut promouvoir dans nos sociétés.
Certes les sociologues actuelles nous diront que la contraception a inversé les rôles et que les femmes sont maintenant toute puissantes sur la sexualité conjugale. Je crois qu'il y a là à penser. L'homme et la femme sont appelés à n'être qu'une seule chair, non pas comme fusion indifférenciée mais comme symphonie des différences harmonisées et respectées. Tout un programme.
(1) F. Sand, ibid
lundi, mars 20, 2006
Sexualité et génitalité
On a trop tendance à réduire la sexualité à sa dimension génitale alors que nous sommes tous appelés à mettre en oeuvre nos sexualités au sens large vers d'autres formes d'altérité au service de ce vers quoi elle tend : la rencontre de l'autre. Sortir de l'autosuffisance, aller à la rencontre d'autrui, telles sont les forces vives qui nous sont données.
On peut renoncer à la sexualité génitale sans renoncer aux autres sexualités (1).
La sexualité nous met sur le chemin de l'autre. En entendant ce discours, je retrouve sous une autre forme, ce que j'appelais peut-être de manière pédante l'éros. Et de fait en traduisant sexualité = éros on rejoint tout un discours théologique et ecclésial qui en élargit encore le sens, jusque dans la toute dernière encyclique de Benoît XVI (Deus est amor) qui lui consacre de longs paragraphes. Entendre ces mots comme une éloge de la sexualité dans son sens le plus large, c'est commencer un chemin vers l'amour vrai, l'agapè...
On peut même alors parler de la sexualité du prêtre, qui est une autre forme d'exercice du don de la sexualité en l'homme : un instrument, un désir au service de l'amour dans son acception la plus large.
(1) F. Sand, ibid
On peut renoncer à la sexualité génitale sans renoncer aux autres sexualités (1).
La sexualité nous met sur le chemin de l'autre. En entendant ce discours, je retrouve sous une autre forme, ce que j'appelais peut-être de manière pédante l'éros. Et de fait en traduisant sexualité = éros on rejoint tout un discours théologique et ecclésial qui en élargit encore le sens, jusque dans la toute dernière encyclique de Benoît XVI (Deus est amor) qui lui consacre de longs paragraphes. Entendre ces mots comme une éloge de la sexualité dans son sens le plus large, c'est commencer un chemin vers l'amour vrai, l'agapè...
On peut même alors parler de la sexualité du prêtre, qui est une autre forme d'exercice du don de la sexualité en l'homme : un instrument, un désir au service de l'amour dans son acception la plus large.
(1) F. Sand, ibid
dimanche, mars 19, 2006
L'orgasme, joie divine ?
L'origine étymologique du mot : orgasme = joie divine (1) est-il anecdotique où "dans le plan de Dieu". Peut-on dire, à la suite de la Genèse que Dieu en a fait le cadeau à la créature, et qu'il vit que cela était bon. On peut débattre sur ce thème, adopter une attitude puriste, janséniste. Notre culture actuelle pousse plutôt dans un sens différent, voire dans une idolâtrie pure et simple du plaisir.
La vérité pour moi est entre les deux. Il y a une cohérence à trouver entre le plaisir reçu et le plaisir partagé. L'orgasme s'inscrit parmi les talents donnés à l'homme, pour rendre grâce à Dieu et porter du fruit aux hommes. C'est dans cette double dimension que l'on peut chercher ce qui peut faire de notre vie conjugale un lieu de plaisir et un chemin de croissance et de fécondité.
La louange qui peut accompagner le plaisir s'inscrit quant à elle dans l'ordre de la liturgie. C'est ce que nous enseigne Jean Paul II dans ses catéchèses du mercredi lorsqu'il évoque la liturgie des corps...
(1) F. Sand, ibid
La vérité pour moi est entre les deux. Il y a une cohérence à trouver entre le plaisir reçu et le plaisir partagé. L'orgasme s'inscrit parmi les talents donnés à l'homme, pour rendre grâce à Dieu et porter du fruit aux hommes. C'est dans cette double dimension que l'on peut chercher ce qui peut faire de notre vie conjugale un lieu de plaisir et un chemin de croissance et de fécondité.
La louange qui peut accompagner le plaisir s'inscrit quant à elle dans l'ordre de la liturgie. C'est ce que nous enseigne Jean Paul II dans ses catéchèses du mercredi lorsqu'il évoque la liturgie des corps...
(1) F. Sand, ibid
vendredi, mars 17, 2006
Sexualité, nos origines
F. Sand (1) rappelle à la suite des travaux de Freud, deux dimensions complémentaires de la sexualité :
a) la sexualité pulsionnelle qui chez l'enfant correspond à l'investissement progressif du territoire particulier de son corps passant par les phases orale, anale et phallique. Mais dans ce cadre, elle rappelle aussi la prise de conscience des sens, et notamment le plaisir de voir et de sentir. Cet attachement à l'odeur perdure toute la vie et que l'on peut en retrouver la trace dans nos sexualités conjugales dans la mesure où elle conditionne nos préférences personnelles, les nôtres, celle de notre conjoint.
La prise en compte de l'environnement de la rencontre est déjà une manière de l'humaniser. En respectant nos attachements réciproques et nos origines, nous sommes au service d'une plus grande qualité.
b) la sexualité-idéal qui nous pousse à investir fortement des valeurs, des idées. Il ne s'agit pas d'un plaisir génital mais d'une jouissance dont la prise de conscience est bien utile dans le couple.
Aller ensemble au Cinéma entre dans la sexualité-idéal. Cela peut même être un partage spirituel. Le plaisir de partager des valeurs comme toute forme de plaisir est lié à la sexualité.
Plus largement encore, ce qui touche aux "grands transcendantaux" comme le vrai, le beau, le bon est au service de l'harmonie conjugale, de la symphonie à construire.
(1) propos recueillis lors d'une conférence de F. Sand, conseillère conjugale du CLER et auteur de 25-35 ans, l'âge du labyrinthe, Bayard 2005, à l'institut de la famille, le 13 mars 2006, à l'occasion des conférences "cycles fiancés", organisé par les CPM
a) la sexualité pulsionnelle qui chez l'enfant correspond à l'investissement progressif du territoire particulier de son corps passant par les phases orale, anale et phallique. Mais dans ce cadre, elle rappelle aussi la prise de conscience des sens, et notamment le plaisir de voir et de sentir. Cet attachement à l'odeur perdure toute la vie et que l'on peut en retrouver la trace dans nos sexualités conjugales dans la mesure où elle conditionne nos préférences personnelles, les nôtres, celle de notre conjoint.
La prise en compte de l'environnement de la rencontre est déjà une manière de l'humaniser. En respectant nos attachements réciproques et nos origines, nous sommes au service d'une plus grande qualité.
b) la sexualité-idéal qui nous pousse à investir fortement des valeurs, des idées. Il ne s'agit pas d'un plaisir génital mais d'une jouissance dont la prise de conscience est bien utile dans le couple.
Aller ensemble au Cinéma entre dans la sexualité-idéal. Cela peut même être un partage spirituel. Le plaisir de partager des valeurs comme toute forme de plaisir est lié à la sexualité.
Plus largement encore, ce qui touche aux "grands transcendantaux" comme le vrai, le beau, le bon est au service de l'harmonie conjugale, de la symphonie à construire.
(1) propos recueillis lors d'une conférence de F. Sand, conseillère conjugale du CLER et auteur de 25-35 ans, l'âge du labyrinthe, Bayard 2005, à l'institut de la famille, le 13 mars 2006, à l'occasion des conférences "cycles fiancés", organisé par les CPM
mardi, mars 14, 2006
Cycle de conférences
Il reste deux conférences au cycle "Spécial fiancés" de l'institut de la Famille de Paris.
Lundi prochain, Luc Crépy nous parlera de "Choisir le mariage chrétien"...
et lundi en 8, votre serviteur, en live sur : "Vivre son sacrement"... :-)
Lundi prochain, Luc Crépy nous parlera de "Choisir le mariage chrétien"...
et lundi en 8, votre serviteur, en live sur : "Vivre son sacrement"... :-)
vendredi, février 24, 2006
Dernier Adam
Je découvre, grâce à l'Evangile au quotidien, ce texte de Jacques de Saroug, moine et évêque syrien (vers 449-521), tiré de l'Hexaméron ; Homélie pour le sixième jour (1) : "D'une certaine manière, Adam a été créé à la fois simple et double ; Ève se trouvait cachée en lui. Avant même qu'ils n'existent, l'humanité était destinée au mariage, qui les ramènerait, homme et femme, à un seul corps, comme au commencement. Aucune querelle, aucune discorde, ne devait s'élever entre eux. Ils auraient une même pensée, une seule volonté? Le Seigneur a formé Adam de poussière et d'eau ; Ève, il l'a tirée de la chair, des os et du sang d'Adam (Gn 2,21). Le profond sommeil du premier homme anticipait les mystères de la crucifixion. L'ouverture du côté, c'était le coup de lance porté au Fils Unique ; le sommeil, la mort sur la croix; le sang et l'eau, la fécondité du baptême (Jn 19,34)? Mais l'eau et le sang qui ont coulé du côté du Sauveur sont à l'origine du monde de l'Esprit. Adam n'a pas souffert du prélèvement fait dans sa chair ; ce qui lui avait été dérobé lui a été rendu, transfiguré par la beauté. Le souffle des vents, le murmure des arbres, le chant des oiseaux appelaient les fiancés : « Levez-vous, vous avez assez dormi ! La fête nuptiale vous attend ! »? Adam vit Ève à ses côtés, celle qui était sa chair et ses os, sa fille, sa soeur, son épouse. Ils se sont levés, enveloppés d'un vêtement de lumière, dans le jour qui leur souriait. Ils étaient au Paradis."
Quel beau commentaire qui renforce l'analyse paulinienne qui voit en Christ le dernier adam. On y retrouve également une correspondance intéressante avec l'analyse d'Ephésiens 5, ou le lien entre le mariage et la passion est explicitement lié, comme les deux faces d'une même image, d'un même amour véritable.
(1) trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Médiaspaul 1988, vol.1, p.27
Quel beau commentaire qui renforce l'analyse paulinienne qui voit en Christ le dernier adam. On y retrouve également une correspondance intéressante avec l'analyse d'Ephésiens 5, ou le lien entre le mariage et la passion est explicitement lié, comme les deux faces d'une même image, d'un même amour véritable.
(1) trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Médiaspaul 1988, vol.1, p.27
vendredi, février 10, 2006
Syndrome post-marital
Quelles sont les raisons qui peuvent pousser un jeune couple, juste marié à sombrer vers la rupture. A force de retourner le problème, j'en vois plusieurs (non exhaustif) :
- chez l'homme, après l'effort d'arriver au but : le mariage, il n'y a plus d'effort à faire. Elle est mienne, elle est acquise, et toute la séduction s'effondre dans une routine où l'on exige de l'autre ce qu'on est en droit d'attendre, sans répondre à l'attente...
- avant, le couple était une association de célibataire, qui ne prenait dans le conjugal que ce qui lui apportait de positif, mais sans aller dans le décentrement véritable de l'amour. L'amour est renoncement, il n'est pas dans la seule jouissance de l'autre...
- la belle famille n'existait pas, jusqu'au mariage. Mais quand on prépare la fête, et après, elle prend une place que l'on imaginait pas et l'on s'aperçoit que l'autre est aussi "fils de", "fille de ". Une étape est à franchir...
- l'arrivée de l'enfant est un lieu fréquent de crise, parce que l'on épouse une femme et elle se retrouve mère. Si rien est fait, à deux dans le respect des différences, alors le couple n'a plus de sens en soi...
Les solutions :
- le plus simple et ce que personne ne fait cependant, est d'aller consulter chez un conseil conjugal... Parce qu'il ne faut pas grand chose pour rebâtir, avant que l'irrémédiable se produise...
- le dialogue est à travailler, en toutes hypothèses, pour dénouer les noeuds...
Quelques pistes : "Bonheur dans le couple"
- chez l'homme, après l'effort d'arriver au but : le mariage, il n'y a plus d'effort à faire. Elle est mienne, elle est acquise, et toute la séduction s'effondre dans une routine où l'on exige de l'autre ce qu'on est en droit d'attendre, sans répondre à l'attente...
- avant, le couple était une association de célibataire, qui ne prenait dans le conjugal que ce qui lui apportait de positif, mais sans aller dans le décentrement véritable de l'amour. L'amour est renoncement, il n'est pas dans la seule jouissance de l'autre...
- la belle famille n'existait pas, jusqu'au mariage. Mais quand on prépare la fête, et après, elle prend une place que l'on imaginait pas et l'on s'aperçoit que l'autre est aussi "fils de", "fille de ". Une étape est à franchir...
- l'arrivée de l'enfant est un lieu fréquent de crise, parce que l'on épouse une femme et elle se retrouve mère. Si rien est fait, à deux dans le respect des différences, alors le couple n'a plus de sens en soi...
Les solutions :
- le plus simple et ce que personne ne fait cependant, est d'aller consulter chez un conseil conjugal... Parce qu'il ne faut pas grand chose pour rebâtir, avant que l'irrémédiable se produise...
- le dialogue est à travailler, en toutes hypothèses, pour dénouer les noeuds...
Quelques pistes : "Bonheur dans le couple"
lundi, février 06, 2006
Famille, lieu de communication de l'amour
"La famille reçoit la mission de garder, de révéler et de communiquer l'amour, reflet vivant et participation réelle de l'amour de Dieu pour l'humanité et de l'amour du Christ Seigneur pour l'Eglise son Epouse" (1)
Cela ne veut pas dire que la famille soit un lieu de paix, mais cette proximité partagée, à laquelle se mèle les liens du sang est une école de l'amour. Le mariage appelle à cela, à être un premier signe efficace dans cette réalité là et c'est c'est peut-être aussi la première grâce reçue, premier germe d'un amour donné et qu'il faut faire germer dans cette "petite cellule de base" avant de la laisser rayonner, des graces reçues de cette joie trouvée et partagée.
(1) Redemptoris Custos, Exhortation apostolique de Jean-Paul II, § 7 reprenant Fam. Consortio Nº 17
Cela ne veut pas dire que la famille soit un lieu de paix, mais cette proximité partagée, à laquelle se mèle les liens du sang est une école de l'amour. Le mariage appelle à cela, à être un premier signe efficace dans cette réalité là et c'est c'est peut-être aussi la première grâce reçue, premier germe d'un amour donné et qu'il faut faire germer dans cette "petite cellule de base" avant de la laisser rayonner, des graces reçues de cette joie trouvée et partagée.
(1) Redemptoris Custos, Exhortation apostolique de Jean-Paul II, § 7 reprenant Fam. Consortio Nº 17
mercredi, janvier 11, 2006
De la chair au pneuma...
"L'ensemble de l'ordonnance cultuelle de l'Ancien Testament restait dans le domaine de la sarx (chair), c'est à dire de la réalité intérieure au monde, elle n'atteignait pas le domaine proprement divin, le domaine du pneuma. Elle restait donc dans l'ordre des images (Hb 10,1) et n'arrivant pas jusqu'à la réalité même. Le culte tout entier n'arrivait pas à transpercer pour ainsi dire le mur des images : il représentait mais ne réalisait pas. Seul le Christ qui se donne sur la Croix fait éclater les images en mourrant de la mort d'un supplicié. Il ne traverse pas un voile symbolique, mais il transperce le voile réel, le voile de la chair, mur de séparation de notre existence terrestre et entre par elle dans l'autre monde, en présence de la majesté céleste du Dieu vivant. (1) On dépasse là les quelques réflexions sur le voile de la chair déjà esquissée plus haut. Je me demande même s'il ne faudrait pas paraphraser ce texte sur la place du sacrement de mariage dans la médiation du Christ ? Que fait-on de notre sacrement ? Reste-t-on dans le domaine de la chair où introduit-on un lien vers le Christ et sa médiation. A argumenter...
(1) d'après Joseph Ratzinger, ibid p. 303
(1) d'après Joseph Ratzinger, ibid p. 303
samedi, janvier 07, 2006
Signe efficace
Quelle est la dimension exacte de cette notion de signe ?
Jusqu'ou allons nous dans la compréhension des "tâches" du couple chrétien ?
Quelle est la force réelle de notre sacrement ?
Je pense que nous n'avons pas fini d'explorer les écueils de cette course en sacs...
La vie d'un couple chrétien, comme celle de tout homme est semée d'embuches, mais c'est ce que nous en faisons qui devient trace fragile de l'indicible... Petite et pâle lueur d'un amour qui nous dépasse sans cesse...
Jusqu'ou allons nous dans la compréhension des "tâches" du couple chrétien ?
Quelle est la force réelle de notre sacrement ?
Je pense que nous n'avons pas fini d'explorer les écueils de cette course en sacs...
La vie d'un couple chrétien, comme celle de tout homme est semée d'embuches, mais c'est ce que nous en faisons qui devient trace fragile de l'indicible... Petite et pâle lueur d'un amour qui nous dépasse sans cesse...
lundi, janvier 02, 2006
Bonne Année
Que la paix règne en vos coeurs
Que la joe habite vos âmes,
Que l'amour rayonne à travers vous...
Que l'espérance vous soutienne...
En cette nouvelle année...
Claude
Que la joe habite vos âmes,
Que l'amour rayonne à travers vous...
Que l'espérance vous soutienne...
En cette nouvelle année...
Claude
mercredi, décembre 14, 2005
Un amour et un mystère
"Il y a un amour caché au fond de notre nature et qui appelle l'union de l'homme et de la femme. (...) Autrefois, Moïse l'avait prophétisé et maintenant Paul le proclame d'une voie éclatante : "Ce mystère est grand dans le Christ et dans l'Eglise (Ep. 5,32). Il ne parle pas seulement pour l'homme, mais pour la femme, afin qu'il prenne soin d'elle comme de sa propre chair, ainsi que le Christ le fait pour l'Eglise... Que faut-il donc que tu dises à ta femme ? Dis lui avec beaucoup de douceur : "je t'ai choisie, je t'aime et te préfère à ma propre vie. L'existence présente n'est rien; aussi mes prières, mes recommandations et toutes mes actions, je les fais pour qu'il nous soit donné de passer cette vie de manière à pouvoir être réunis dans la vie future sans plus aucune crainte (de séparation). Le temps que nous vivons est court et fragile. S'il nous est donné de plaire à Dieu durant cette vie, nous serons éternellement avec le Christ et l'un avec l'autre dans un bonheur sans limites. Ton amour me ravit plus que tout et je ne connaîtrais pas de malheur plus insupportable que d'être séparé de toi."
Saint Jean Chrysostome, Homélie 20, Epitre aux Ephésiens, 1,4 PG 62, 147-148, tr. Orval, cité par Magnificat, nº 130, septembre 2003
Saint Jean Chrysostome, Homélie 20, Epitre aux Ephésiens, 1,4 PG 62, 147-148, tr. Orval, cité par Magnificat, nº 130, septembre 2003
mercredi, novembre 30, 2005
Violences conjugales
La presse s'indigne de chiffres effectivement choquants. Une femme meurt en France tous les quatre jours... de violence conjugale. Mais ce chiffre n'est que la pointe d'un iceberg dont on sent la profondeur dans les messages qui nous arrivent sur Bonheur dans le couple, ce site créé pour aider au bonheur et qui ne cesse de recevoir les complaintes de ceux qui n'y croient plus...
La violence est partout. Elle commence bien avant que les mots puissent la caractériser comme telle. Elle est déjà dans l'insinuation, dans la pression, le chantage d'un couple assymétrique, avant même de porter le nom de violence verbale, dans le fait de faire pression, d'établir des relations de dominant / dominé. Elle s'insinue dans tous les rapports dès qu'une jalousie est présente. Nos amis canadiens ont été beaucoup plus loin dans la lutte et la prise en compte de ce phénomène et j'avais publié dans la zone privée de PMC de nombreux éléments sur ce sujet.
La violence est partout. Elle commence bien avant que les mots puissent la caractériser comme telle. Elle est déjà dans l'insinuation, dans la pression, le chantage d'un couple assymétrique, avant même de porter le nom de violence verbale, dans le fait de faire pression, d'établir des relations de dominant / dominé. Elle s'insinue dans tous les rapports dès qu'une jalousie est présente. Nos amis canadiens ont été beaucoup plus loin dans la lutte et la prise en compte de ce phénomène et j'avais publié dans la zone privée de PMC de nombreux éléments sur ce sujet.
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