« Celui qui boit à la source, d’après la parole du Seigneur, devient lui-même la source, recevant la Parole divine il est fait lui-même parole (...) celui qui reçoit devient aussi une plaie saignante, une blessure d’amour qui pénètre au plus intime du cœur, c'est à dire jusqu’à la participation à la divinité, car l’amour est-il dit, c’est Dieu » (1)
Pour Hans Urs von Balthasar, il s’agit de quelque chose comparable à ce qu’exprime le Cantique des Cantiques : « blessée par la flèche d’amour, l’épouse à une plaie qui se transforme en joie nuptiale »
(1) d’après Grégoire de Nysse, cité par Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, IV, p.363
Réflexions au jour le jour sur la vie à deux, ses joies et ses tristesses... Mariage de joie, Mariage folie, Mariage d'amour, Mariages à l'église...Mariage pour toujours...Tout un programme... pour un blog. Une approche humaine, philosophique, pastorale et théologique du mariage par l'auteur de PMC
mercredi, juin 27, 2007
dimanche, juin 17, 2007
Pépites
Au bout de vingt ans de culture des âmes, au chevet des couples en naissance, je m’aperçois qu’il y a en chacun une petite pépite enfouie. A partir d’une histoire très humaine, dans l’aléa des rencontres et de la vie qui bouillonne en l’homme, Dieu trouve des germes de vie et n’a de cesse de les faire grandir. Certes la tâche est souvent ardue, mais toute histoire à son espérance, inscrite au cœur même de son humanité la plus primitive. Chaque histoire d’amour dispose d’un potentiel divin qu’il ignore.
Et dans une certaine mesure, comme pour beaucoup d’histoires, l’enjeu est celui de la parabole du semeur. Laisserons nous pousser la graine ?
Et dans une certaine mesure, comme pour beaucoup d’histoires, l’enjeu est celui de la parabole du semeur. Laisserons nous pousser la graine ?
vendredi, avril 06, 2007
Bonheur dans le couple - un itinéraire pour tous les couples

Je vous annonce la mise en publication de deux ouvrages sur le mariage :
- Bonheur dans le couple, une approche humaine de la vie de couple (pour tous)
- Bonheur dans le couple, tome 2, une relecture à l'aune de l'Ecriture de la vie conjugale et de la spiritualité du couple, dans la lignée des réflexions du Père Caffarel et du Père Alphonse d'Heilly.
Ces ouvrages sont disponibles sur le site de lulu.com
soit de manière séparée, soit en package... (c'est l'intérêt des publications numériques).
samedi, mars 17, 2007
Distance - II
Le thème de la distance et de la proximité se conjugue d'une certaine manière dans le "tu feras une seule chair" de Genèse 2. Au sens latin, la chair est vue comme fusionnelle, alors que le terme basar, nous l'avons dit par ailleurs est le symbole d'une relation plus large, ce que j'appelle une symphonie. Et la symphonie de nos différences, la recherche d'une harmonie au travers même de ce qui nous constitue est au sein même de cette notion paradoxale de distance et de proximité. Proximité des cœurs et liberté d'être.
Cela rejoint à mon avis ce que dit Balthasar quand il parle de créer un espace, une distance pour qu'il y ait don de soi et mouvement, échange entre "vouloir" et "laisser l'initiative".
Dans l'espace qui existe entre les Personnes se place le champ infini de la fécondité et de la richesse inventive de l'amour divin" (1) qui va jusqu'à "laisser le Fils libre dans l'espace infini de sa propre liberté filiale et de sa souveraineté divine. Ainsi le Père veut-il de toute éternité se laisser surpasser par l'amour du Fils" (2)
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, IV, Le Dénouement, Culture & Vérité, Namur 1993 p. 83
(2) ibid p. 84
Cela rejoint à mon avis ce que dit Balthasar quand il parle de créer un espace, une distance pour qu'il y ait don de soi et mouvement, échange entre "vouloir" et "laisser l'initiative".
Dans l'espace qui existe entre les Personnes se place le champ infini de la fécondité et de la richesse inventive de l'amour divin" (1) qui va jusqu'à "laisser le Fils libre dans l'espace infini de sa propre liberté filiale et de sa souveraineté divine. Ainsi le Père veut-il de toute éternité se laisser surpasser par l'amour du Fils" (2)
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, IV, Le Dénouement, Culture & Vérité, Namur 1993 p. 83
(2) ibid p. 84
dimanche, février 11, 2007
Deux approches complémentaires
Les CPM constituent un lieu d'humanisation privilégié, en particulier dans nos conjugaisons variées de 3 des 4 piliers du mariage. Mais ils ne peuvent proposer l'indissolubilité comme chemin d'humanité sans référence religieuse. Cela ne peut être pour autant une "tactique d'évangélisation ou une stratégie pastorale" (1) Il faut trouver un lieu de cohabitation entre ces deux réalités, humaine et spirituelle de notre présence. Nos rencontres sont de fait un "terreau naturel pour l'annonce de l'Evangile". A nous de ne pas en faire un lieu de prosélytisme mais de liberté, d'accompagnement, qui sans ignorer ce qui nous habite, laisse à l'autre un chemin de liberté et d'humanisation qui ne soit pas nécessairement, pour l'instant, celui du sacrement.
(1) André Fossion, Une nouvelle chance pour l'Evangile, p. 81
(1) André Fossion, Une nouvelle chance pour l'Evangile, p. 81
vendredi, décembre 15, 2006
Quand l'autre n'a pas la même foi - Accueil Rencontre n° 233

Les CPM occupent une place particulière et dans une certaine mesure privilégiée : « au porche de l'Eglise », ils reçoivent et accueillent des couples dont la motivation religieuse est très diverse. Pour certains, elle est enfouie ou masquée, pour d'autres, elle ne concerne que l'un des futurs conjoints, lorsque l'un croit et l'autre non.
Nos sessions s'enrichissent de ces rencontres où ceux qui se disent loin secouent ce qui est devenu habitude dans notre foi et, parfois, se découvrent finalement très proches des valeurs qui nous sont chères.
N'oublions pas que tout homme porte en lui une flamme et que les futurs mariés partagent celle qu'ils ont l'un vis-à-vis de l'autre. Ainsi nous découvrons en eux, les germes de Dieu, au-delà des indifférences apparentes.
Nous devons, cependant, rester attentifs à ce que ces différences soient prises en compte et intégrées dans leur histoire conjugale. C'est dans ce respect de leur liberté, de leurs héritages culturels et spirituels, que nous pourrons être éveilleurs du désir de Dieu.
En partageant leur soif d'un amour infini à construire, ils découvrent parfois une source nouvelle. Leur quête d'humanité peut alors permettre d'établir des ponts, des passerelles entre eux, mais aussi envers la société et l'Eglise.
Soyons attentifs à ces chemins parcourus et aidons-les à fonder leur amour sur la prise en compte et le respect de leurs différences... Le numéro 233 d'Accueil Rencontre éclaire ces chemins et nous donnent des éléments sur les enjeux de ces nouvelles mixités face au mariage
mardi, octobre 31, 2006
Christoph Théobald
Pour en savoir plus sur Christoph Théobald, le théologien qui interviendra à l'AG 2006 des CPM :
Né en 1946 à Cologne, Christoph Théobald, entre dans la province de France de la Compagnie de Jésus en 1978. Il enseigne la théologie au Centre Sèvres (Facultés jésuites de Paris) depuis 1981. Par ailleurs il rédige un bulletin de théologie systématique pour la Revue de Science Religieuse. L'histoire de l'exégèse et celle des dogmes l'intéressent particulièrement. Après une thèse à l'université de Bonn (1986), publiée en allemand, sur Maurice Blondel et la Modernité, il a publié de nombreux articles dans des revues comme Études mais aussi des ouvrages, seul ou en collaboration et notamment trois ouvrages relativement accessibles aux Editions de l'Atelier (La Révélation, Présence d?Evangile et Une nouvelle chance pour l'Evangile).
Dans ce dernier, qu'il a publié en compagnie de Philippe Bacq, il part d'une réflexion très pertinente sur nos approches pastorales. Il y interpelle nos cheminements et notamment dans la lignée du Concile Vatican II et en particulier de la 3ème partie de Dei Verbum, sur l'Écriture dans la vie de l'Eglise.
Bibliographie de l?auteur
* 2006 : C. Theobald (Dir.) Vatican II sous le regard des historiens : colloque du 23 septembre 2005, Médiasèvres, Coll.« Travaux et conférences du Centre Sèvres - Théologie » n°136, Paris, 157p. ISBN 2-900388-77-5 * 2006 : Préface pour Geraldo Luiz de Mori, Le temps, énigme des hommes, mystère de Dieu, Cerf, Coll. « Cogitatio fidei » n°250, Paris, 392p. ISBN 2-204-08086-1
Note : Texte remanié d'une thèse de doctorat en théologie : Paris, Facultés jésuites du Centre Sèvres, 2002. L'auteur accorde une attention particulière au Brésil et à la problématique de l?inculturation.
* 2005 : Balthasar, Rahner Deux pensées en contraste, Colloque d'une rencontre, , avec Henri-Jérome Gagey et Vincent Holzer (Editeurs) Bayard, Paris * 2005 : Christophe Boureux & Christoph Theobald (Dir.), Le péché originel. Heurs et malheurs d?un dogme, Bayard, Paris, 215p. ISBN 2-227-47420-3 * 2005 : Alberto Melloni & Christoph Theobald (Dir.), Vatican II, un avenir oublié, Bayard, Paris, 313p. ISBN 2-227-47556-0
Note : Recueil de textes trad. extr. de la revue "Concilium".
* 2004 : Philippe Bacq & Christoph Theobald (Dir.), Une nouvelle chance pour l'Evangile. Vers une pastorale d?engendrement, Lumen vitae & Les éditions de l'atelier & Novalis, Coll.« Théologies pratiques », Bruxelles + Paris + Montréal, 200p. ISBN 2-87324-247-7 (Lumen vitae) ; ISBN 2-7082-3735-7 (Éd. de l?Atelier) ; ISBN 2-89507-629-4 (Novalis) * 2004 : Préface pour Pedro Rubens, Discerner la foi dans des contextes religieux ambigus : enjeux d'une théologie du croire, Cerf, Coll.« Cogitatio fidei » n°235, Paris, 538 p.
Note : Texte remanié : Thèse de Théol. : Paris, Centre Sèvres : 2002. La foi vécue au pluriel : penser avec Paul Tillich : un discernement théologique du croire en contexte brésilien. ISBN 2-204-07207-9
* 2003 : Présences d'Évangile. Lire les Évangiles et l'Apocalypse avec l'Église d'Algérie et d'ailleurs, Les éditions de l'atelier + éd. ouvrières, Paris, 223p. ISBN 2-7082-3710-1 * 2002 : Pierre Gibert et Christoph Theobald (Dir.), Le cas Jésus Christ : exégètes, historiens et théologiens en confrontation, Bayard, Paris. ISBN 2-227-47078-X
Note : Recueil de textes extr., pour la plupart, de la revue "Recherches de science religieuse", t. 87, n° 3, juillet-sept. 1999 et t. 88, n° 4, oct.-déc. 2000.
* 2002 : Introduction pour Vatican II : l'intégralité, Bayard, Coll.« Bayard compact », Paris, 1177p. ISBN 2-227-47129-8
Note : Éd. bilingue révisée. Textes en français et en latin. En appendice, table analytique et résumés. Index
* 2002 : Éditeur scientifique pour Philippe Charru (SJ), La Pensée musicale de Jean-Sébastien Bach. Les chorals du Catéchisme luthérien dans le "Clavier-Übung"(III), Mardaga, Coll. « Musique musicologie », Sprimont, 311 p. ISBN 2-87009-801-4 * 2001 : Hervé Legrand & Christoph Theobald (Dir.) Le ministère des évêques au concile Vatican II et depuis : hommage à Mgr Guy Herbulot : [actes du colloque, mars 2000, Evry] / [organisé par le diocèse d?Evry ; avec la collab. de l?Institut catholique de Paris et du Centre Sèvres], Cerf, Coll.« Théologies », Paris, 325p. ISBN 2-204-06723-7 * 2001 : La révélation, les Éd. de l'Atelier-les Éd. ouvrières, Coll. « Tout simplement », Paris, 238p. ISBN 2-7082-3587-7 * 2001 : Yves Simoens & Christoph Theobald (Dir.), Sous le signe de l?imminence : l?Apocalypse de Jean pour penser l?histoire / session du Centre Sèvres (1999), Médiasèvres, Coll. « Travaux et conférences du Centre Sèvres », Paris, 189p. ISBN 2-900388-57-11 (erroné) * 2000 : C. Theobald (Dir.) La théologie en Europe du Sud ; Association européenne de théologie catholique, Cerf, Coll.« Théologies », Paris, 234p. ISBN 2-204-06492-0 * 1996 : Collab. avec Bernard Sesboüé, Histoire des dogmes. Tome IV, La Parole du salut : la doctrine de la Parole de Dieu : la justification et le discours de la foi, la révélation et l?acte de foi, la Tradition, l?Écriture et le magistère, Desclée, 658p. ISBN 2-7189-0628-6 * 1996 : Collab. avec Philippe Lécrivain, Christoph Theobald & Yves Tourenne, L?Unique et ses témoins : judaïsme, christianisme et islam, histoire et théologie d?une rencontre : session de rentrée du 1er cycle du Centre Sèvres, 18-29 septembre 1995, Médiasèvres, Paris, 252p. ISBN 2-900388-39-2 * 1993 : Joseph Doré & Christoph Theobald (Dir.) Penser la foi : recherches en théologie aujourd?hui : mélanges offerts à Joseph Moingt, Cerf : Assas éd., Paris, 1096 p. ISBN 2-204-04863-1
Note : Bibliogr. des ?uvres de J. Moingt, p.1077-1084.
* 1990 : C. Theobald (Dir.) Le Canon des Écritures : études historiques, exégétiques et systématiques, [Centre Sèvres] Cerf, Coll.« Lectio divina » n°140, Paris, 573p. ISBN 2-204-03137-2
Note : Par l'Atelier de théologie du Centre Sèvres, d'après "Comme une ancre jetée vers l'avenir", 1995.
* 1988 : Maurice Blondel und das Problem des Modernität, Beitrag zu einer epistemologischen Standorbestimmung zeitgenössischer Fundamentaltheologie. Frankfürter Theologische Studien 35, Verlag J. Knecht, Frankfurt/Main, 599p. ISBN 3-7820-0576-7 * 1973 : Collab. avec Jean Greisch & Karl Neufeld à La Crise contemporaine : du modernisme à la crise des herméneutiques, Beauchesne, Coll.« Théologie historique » n°24, Paris, 190p.
Note : Texte remanié de trois conférences prononcées à la Semaine méthodologique organisée par la Faculté de théologie de l?Institut catholique de Paris, 5-9 février 1973.
Bibliographie sur l?auteur
* Gérard Reynal (Dir.) Dictionnaire des théologiens et de la théologie chrétienne, Bayard Éditions / Centurion, Paris, 1998. ISBN 222735528X
Source : http://fr.wikikto.eu/index.php/Christoph_Th%C3%A9obald
Né en 1946 à Cologne, Christoph Théobald, entre dans la province de France de la Compagnie de Jésus en 1978. Il enseigne la théologie au Centre Sèvres (Facultés jésuites de Paris) depuis 1981. Par ailleurs il rédige un bulletin de théologie systématique pour la Revue de Science Religieuse. L'histoire de l'exégèse et celle des dogmes l'intéressent particulièrement. Après une thèse à l'université de Bonn (1986), publiée en allemand, sur Maurice Blondel et la Modernité, il a publié de nombreux articles dans des revues comme Études mais aussi des ouvrages, seul ou en collaboration et notamment trois ouvrages relativement accessibles aux Editions de l'Atelier (La Révélation, Présence d?Evangile et Une nouvelle chance pour l'Evangile).
Dans ce dernier, qu'il a publié en compagnie de Philippe Bacq, il part d'une réflexion très pertinente sur nos approches pastorales. Il y interpelle nos cheminements et notamment dans la lignée du Concile Vatican II et en particulier de la 3ème partie de Dei Verbum, sur l'Écriture dans la vie de l'Eglise.
Bibliographie de l?auteur
* 2006 : C. Theobald (Dir.) Vatican II sous le regard des historiens : colloque du 23 septembre 2005, Médiasèvres, Coll.« Travaux et conférences du Centre Sèvres - Théologie » n°136, Paris, 157p. ISBN 2-900388-77-5 * 2006 : Préface pour Geraldo Luiz de Mori, Le temps, énigme des hommes, mystère de Dieu, Cerf, Coll. « Cogitatio fidei » n°250, Paris, 392p. ISBN 2-204-08086-1
Note : Texte remanié d'une thèse de doctorat en théologie : Paris, Facultés jésuites du Centre Sèvres, 2002. L'auteur accorde une attention particulière au Brésil et à la problématique de l?inculturation.
* 2005 : Balthasar, Rahner Deux pensées en contraste, Colloque d'une rencontre, , avec Henri-Jérome Gagey et Vincent Holzer (Editeurs) Bayard, Paris * 2005 : Christophe Boureux & Christoph Theobald (Dir.), Le péché originel. Heurs et malheurs d?un dogme, Bayard, Paris, 215p. ISBN 2-227-47420-3 * 2005 : Alberto Melloni & Christoph Theobald (Dir.), Vatican II, un avenir oublié, Bayard, Paris, 313p. ISBN 2-227-47556-0
Note : Recueil de textes trad. extr. de la revue "Concilium".
* 2004 : Philippe Bacq & Christoph Theobald (Dir.), Une nouvelle chance pour l'Evangile. Vers une pastorale d?engendrement, Lumen vitae & Les éditions de l'atelier & Novalis, Coll.« Théologies pratiques », Bruxelles + Paris + Montréal, 200p. ISBN 2-87324-247-7 (Lumen vitae) ; ISBN 2-7082-3735-7 (Éd. de l?Atelier) ; ISBN 2-89507-629-4 (Novalis) * 2004 : Préface pour Pedro Rubens, Discerner la foi dans des contextes religieux ambigus : enjeux d'une théologie du croire, Cerf, Coll.« Cogitatio fidei » n°235, Paris, 538 p.
Note : Texte remanié : Thèse de Théol. : Paris, Centre Sèvres : 2002. La foi vécue au pluriel : penser avec Paul Tillich : un discernement théologique du croire en contexte brésilien. ISBN 2-204-07207-9
* 2003 : Présences d'Évangile. Lire les Évangiles et l'Apocalypse avec l'Église d'Algérie et d'ailleurs, Les éditions de l'atelier + éd. ouvrières, Paris, 223p. ISBN 2-7082-3710-1 * 2002 : Pierre Gibert et Christoph Theobald (Dir.), Le cas Jésus Christ : exégètes, historiens et théologiens en confrontation, Bayard, Paris. ISBN 2-227-47078-X
Note : Recueil de textes extr., pour la plupart, de la revue "Recherches de science religieuse", t. 87, n° 3, juillet-sept. 1999 et t. 88, n° 4, oct.-déc. 2000.
* 2002 : Introduction pour Vatican II : l'intégralité, Bayard, Coll.« Bayard compact », Paris, 1177p. ISBN 2-227-47129-8
Note : Éd. bilingue révisée. Textes en français et en latin. En appendice, table analytique et résumés. Index
* 2002 : Éditeur scientifique pour Philippe Charru (SJ), La Pensée musicale de Jean-Sébastien Bach. Les chorals du Catéchisme luthérien dans le "Clavier-Übung"(III), Mardaga, Coll. « Musique musicologie », Sprimont, 311 p. ISBN 2-87009-801-4 * 2001 : Hervé Legrand & Christoph Theobald (Dir.) Le ministère des évêques au concile Vatican II et depuis : hommage à Mgr Guy Herbulot : [actes du colloque, mars 2000, Evry] / [organisé par le diocèse d?Evry ; avec la collab. de l?Institut catholique de Paris et du Centre Sèvres], Cerf, Coll.« Théologies », Paris, 325p. ISBN 2-204-06723-7 * 2001 : La révélation, les Éd. de l'Atelier-les Éd. ouvrières, Coll. « Tout simplement », Paris, 238p. ISBN 2-7082-3587-7 * 2001 : Yves Simoens & Christoph Theobald (Dir.), Sous le signe de l?imminence : l?Apocalypse de Jean pour penser l?histoire / session du Centre Sèvres (1999), Médiasèvres, Coll. « Travaux et conférences du Centre Sèvres », Paris, 189p. ISBN 2-900388-57-11 (erroné) * 2000 : C. Theobald (Dir.) La théologie en Europe du Sud ; Association européenne de théologie catholique, Cerf, Coll.« Théologies », Paris, 234p. ISBN 2-204-06492-0 * 1996 : Collab. avec Bernard Sesboüé, Histoire des dogmes. Tome IV, La Parole du salut : la doctrine de la Parole de Dieu : la justification et le discours de la foi, la révélation et l?acte de foi, la Tradition, l?Écriture et le magistère, Desclée, 658p. ISBN 2-7189-0628-6 * 1996 : Collab. avec Philippe Lécrivain, Christoph Theobald & Yves Tourenne, L?Unique et ses témoins : judaïsme, christianisme et islam, histoire et théologie d?une rencontre : session de rentrée du 1er cycle du Centre Sèvres, 18-29 septembre 1995, Médiasèvres, Paris, 252p. ISBN 2-900388-39-2 * 1993 : Joseph Doré & Christoph Theobald (Dir.) Penser la foi : recherches en théologie aujourd?hui : mélanges offerts à Joseph Moingt, Cerf : Assas éd., Paris, 1096 p. ISBN 2-204-04863-1
Note : Bibliogr. des ?uvres de J. Moingt, p.1077-1084.
* 1990 : C. Theobald (Dir.) Le Canon des Écritures : études historiques, exégétiques et systématiques, [Centre Sèvres] Cerf, Coll.« Lectio divina » n°140, Paris, 573p. ISBN 2-204-03137-2
Note : Par l'Atelier de théologie du Centre Sèvres, d'après "Comme une ancre jetée vers l'avenir", 1995.
* 1988 : Maurice Blondel und das Problem des Modernität, Beitrag zu einer epistemologischen Standorbestimmung zeitgenössischer Fundamentaltheologie. Frankfürter Theologische Studien 35, Verlag J. Knecht, Frankfurt/Main, 599p. ISBN 3-7820-0576-7 * 1973 : Collab. avec Jean Greisch & Karl Neufeld à La Crise contemporaine : du modernisme à la crise des herméneutiques, Beauchesne, Coll.« Théologie historique » n°24, Paris, 190p.
Note : Texte remanié de trois conférences prononcées à la Semaine méthodologique organisée par la Faculté de théologie de l?Institut catholique de Paris, 5-9 février 1973.
Bibliographie sur l?auteur
* Gérard Reynal (Dir.) Dictionnaire des théologiens et de la théologie chrétienne, Bayard Éditions / Centurion, Paris, 1998. ISBN 222735528X
Source : http://fr.wikikto.eu/index.php/Christoph_Th%C3%A9obald
Image de Dieu
Pour Urs von Balthasar (1), le concept d'image de Dieu se décline en trois tensions complémentaires. Il y a d'abord la tension entre le corps et l'esprit, mais aussi entre l'homme et la femme (cf. Gn 2) et enfin celle qui touche l'individu et la communauté tout entière. Pour lui, ces trois images restent inachevables. Elles ne sont que des esquisses de projets fragmentaires.
Peut-on dans ce cadre dire que seul le Christ achève la synthèse de ces trois tensions ? : Il est esprit et corps transfiguré. Mais il est aussi le lieu d'unité de l'homme et de la femme dans le sens symbolique que lui donne Ephésiens et si l'on considère que son coeur ouvert et transpersé abreuve l'Eglise. Cette deuxième notion est alors complétée par celle de l'unique médiateur, individu qui se fait corps du Christ...
Si nos tentatives humaines, que nous avions déjà commenté chez Bonnaventure reste des esquisses partielles, il est alors important de ne pas absolutiser "un seul aspect de l'image de Dieu au détriment des autres qui sont aussi indispensables" (2)
On peut concevoir ainsi l'importance de l'union de l'esprit et du corps dans la sexualité, de l'homme et de la femme comme source de don mutuel, et insister sur le rapport entre l'individuel et l'universel pour défendre l'importance de l'envoi et de la fécondité de tout homme. Mais cela ne reste que des tensions. Je note cependant avec intérêt à ce stade, une théorie que je défends sur les trois aspects qui peuvent mieux approcher la notion d'image que la seule relation ? Cela rappelle en effet, ce que j'ai évoqué sur une sexualité qui doit reposer sur trois piliers : le plaisir (lieu de rencontre du corps et de l'esprit), la construction du couple (lieu de don et de différences assumées) et la fécondité (lieu d'ouverture à l'universel)... Ainsi ces trois aspects contribuent au sein même de la rencontre de l'homme et de la femme à exprimer l'étendue et la tension d'un chemin vers Dieu...
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3 L'action, ibid p.199
(2) ibid. p. 200
Voir sur ce thème : Image Balthasar Médiateur
Peut-on dans ce cadre dire que seul le Christ achève la synthèse de ces trois tensions ? : Il est esprit et corps transfiguré. Mais il est aussi le lieu d'unité de l'homme et de la femme dans le sens symbolique que lui donne Ephésiens et si l'on considère que son coeur ouvert et transpersé abreuve l'Eglise. Cette deuxième notion est alors complétée par celle de l'unique médiateur, individu qui se fait corps du Christ...
Si nos tentatives humaines, que nous avions déjà commenté chez Bonnaventure reste des esquisses partielles, il est alors important de ne pas absolutiser "un seul aspect de l'image de Dieu au détriment des autres qui sont aussi indispensables" (2)
On peut concevoir ainsi l'importance de l'union de l'esprit et du corps dans la sexualité, de l'homme et de la femme comme source de don mutuel, et insister sur le rapport entre l'individuel et l'universel pour défendre l'importance de l'envoi et de la fécondité de tout homme. Mais cela ne reste que des tensions. Je note cependant avec intérêt à ce stade, une théorie que je défends sur les trois aspects qui peuvent mieux approcher la notion d'image que la seule relation ? Cela rappelle en effet, ce que j'ai évoqué sur une sexualité qui doit reposer sur trois piliers : le plaisir (lieu de rencontre du corps et de l'esprit), la construction du couple (lieu de don et de différences assumées) et la fécondité (lieu d'ouverture à l'universel)... Ainsi ces trois aspects contribuent au sein même de la rencontre de l'homme et de la femme à exprimer l'étendue et la tension d'un chemin vers Dieu...
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3 L'action, ibid p.199
(2) ibid. p. 200
Voir sur ce thème : Image Balthasar Médiateur
samedi, septembre 30, 2006
Admettre la jalousie

La jalousie est au coeur de toute rencontre humaine.
A travers le racit de Caïn et Abel,le texte de la Genèse nous montre déjà combien elle peut être source de violence et de souffrances...
Dans le couple aussi, nos différences sont complémentaires mais lieux de tensions et quand le regard d'un autre attise cette souffrance, c'est toute la construction qui tremble.
Accueil Rencontre, dans son numéro 232 nous livre quelques secrets...
dimanche, septembre 17, 2006
Un nouveau site pour les CPM
Le site des CPM a changé d'adresse. Vous le touverez sous ce lien : www.preparation-mariage.eu
dimanche, juin 25, 2006
dimanche, juin 18, 2006
Gabriel Marcel : S'engager...
Pour un Gabriel Marcel, autre penseur chrétien du XXe siècle, l'engagement est fondamentalement une « fidélité créatrice ». Il ajoutera : s'engager n'est pas avoir toujours plus, mais être davantage ; s'engager, ce n'est pas posséder, mais recevoir. A l'extrême limite, « être, c'est aimer ». L'engagement est une participation à l'existence d'autrui, à la croissance d'autrui, à la liberté d'autrui.
On perçoit dans ces propos toute la profondeur qu'à le mot être chez Gabriel Marcel. L'engagement est en soi à la fois quitter l'avoir et s'exposer dans l'être, dans l'abîme inconnu de l'existence, où l'on n'est plus pour soi mais pour l'autre, tout en restant soi, pleinement soi...
Balises : Gabriel Marcel, Décentrement, Engagement
On perçoit dans ces propos toute la profondeur qu'à le mot être chez Gabriel Marcel. L'engagement est en soi à la fois quitter l'avoir et s'exposer dans l'être, dans l'abîme inconnu de l'existence, où l'on n'est plus pour soi mais pour l'autre, tout en restant soi, pleinement soi...
Balises : Gabriel Marcel, Décentrement, Engagement
jeudi, juin 15, 2006
Jacques Lacan : Le couple et Dieu
Je découvre cette phrase de Jacques Lacan. Elle est tirée de l'un des recueils de son séminaire au Collège de France, paru en 1978. « Pour que le couple tienne sur le plan humain, il faut qu'un dieu soit là. » Le mot « dieu » est écrit avec une minuscule. Mais il y a là une vérité enfouie, surprenante de la part de cet homme, mais qui rejoins une veille affirmation de Dieu lui-même, qui, il me semble, peut lui faire écho. "Pour l'homme c'est impossible, mais c'est possible à Dieu" (Mat 19,26).
Prendre conscience, que l'amour est au dessus de nos forces, mais possible en Dieu, c'est amorcé le décentrement véritable, qui rend possible l'impossible...
Prendre conscience, que l'amour est au dessus de nos forces, mais possible en Dieu, c'est amorcé le décentrement véritable, qui rend possible l'impossible...
samedi, juin 10, 2006
Image et ressemblance

Certes nous sommes créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, mais il faut reconnaître que ce plan de Dieu sur l'homme et la femme (Gn 1 et 2) se traduit vite par la violence et le meurtre comme le souligne l'histoire de Caïn et d'Abel qui suit ce récit de la création.
Croire au mariage chrétien, c'est alors constater notre faillibilité et croire en même temps que Dieu est amour et que nous sommes créés pour l'amour. C'est dans cette tension, dans ce paradoxe que la dynamique de l'engagement chrétien dans le mariage doit se comprendre. Seul nous ne sommes rien. Avec Dieu, en Christ, nous recevons Dieu comme guide, comme Parole, comme Esprit, pour nous permettre de mourir à ce qui en nous conduit à la séparation et pour renaître dans la dynamique d'un Dieu victoire sur la mort.
Notre couple est alors au coeur de la dramatique divine, signe efficace de cette lutte pour la vie.
mercredi, juin 07, 2006
Baptême et mariage
Pour bien comprendre le mariage chrétien, il faudrait repartir du baptême, comme étant le signe d'un double passage. Passage de l'esclavage à la liberté (Exode), passage de la mort à la résurrection (Passion).
Le sacrement se comprend dans cette dynamique. Je meurs à moi-même par amour. Ce renoncement se fait dans sa composante la plus radicale, celle qui me conduit au don de moi-même. Le don n'est possible qu'en Dieu, celui qui a fait le seul véritable don total, par amour, jusqu'à la croix.
Vivre dans cette dimension de baptisé, c'est faire de son mariage, un geste fort, irrémédiable, indissoluble dans la dynamique du don. Je ne me prête plus à toi. Ma vie, mes actes te sont donné. Certes cela s'inscrit dans une dynamique réciproque. Je te reçois et je me donne à toi, mais mon don est total, ce qui sous-entend que si tu ne donnes plus, je ne peux pas, pour autant reprendre ce que j'ai donné. Et dans ce sens, mon engagement demeure, au delà de ce que tu as fait de ton don. Cette dimension radicale est celle du Christ, de l'amour et ce que Dieu a donné sur la Croix, nous sommes appelés à le signifier, en entrant dans cette dynamique de l'indissolubilité. Chemin impossible pour l'homme seul, mais pour lequel, le couple chrétien demande la grâce de l'Esprit-Saint.
Le sacrement se comprend dans cette dynamique. Je meurs à moi-même par amour. Ce renoncement se fait dans sa composante la plus radicale, celle qui me conduit au don de moi-même. Le don n'est possible qu'en Dieu, celui qui a fait le seul véritable don total, par amour, jusqu'à la croix.
Vivre dans cette dimension de baptisé, c'est faire de son mariage, un geste fort, irrémédiable, indissoluble dans la dynamique du don. Je ne me prête plus à toi. Ma vie, mes actes te sont donné. Certes cela s'inscrit dans une dynamique réciproque. Je te reçois et je me donne à toi, mais mon don est total, ce qui sous-entend que si tu ne donnes plus, je ne peux pas, pour autant reprendre ce que j'ai donné. Et dans ce sens, mon engagement demeure, au delà de ce que tu as fait de ton don. Cette dimension radicale est celle du Christ, de l'amour et ce que Dieu a donné sur la Croix, nous sommes appelés à le signifier, en entrant dans cette dynamique de l'indissolubilité. Chemin impossible pour l'homme seul, mais pour lequel, le couple chrétien demande la grâce de l'Esprit-Saint.
mardi, juin 06, 2006
Aimer c'est risquer...
On ne rêve plus. Le monde s'enterre sous la peur, l'insécurité ? Est-on prisonnier à ce point de la désespérance, quelle place laisse-t-on au possible, au sourire, à autrui ?
Notre XXIème siècle n'est-il pas malade de cette course au bonheur individuel, loin de la joie véritable, celle qui risque, ose, de lance dans l'inconnu de la rencontre.
L'amour est-il dans le confort douillet d'un "autour-de-moi" ou dans la lancée vers autrui, au mépris de l'inconfort et de ce que cela pourra générer chez moi de peine et de souci...
Difficile tension me direz vous... ?
Mais n'est-ce pas là l'enjeu d'une humanité en devenir...
Notre XXIème siècle n'est-il pas malade de cette course au bonheur individuel, loin de la joie véritable, celle qui risque, ose, de lance dans l'inconnu de la rencontre.
L'amour est-il dans le confort douillet d'un "autour-de-moi" ou dans la lancée vers autrui, au mépris de l'inconfort et de ce que cela pourra générer chez moi de peine et de souci...
Difficile tension me direz vous... ?
Mais n'est-ce pas là l'enjeu d'une humanité en devenir...
dimanche, juin 04, 2006
Une dynamique de la volonté affirmée
Le mariage n'est pas la constatation instantanée d'un fait : deux personnes qui semblent s'aimer, mais l'affichage aux yeux du monde d'un engagement ; deux personnes qui veulent dépasser la facilité d'un lien éphémère pour tenter d'avancer dans la durée, au delà du facile, envers et contre tout. Il s'agit d'un basculement, d'un choix intérieur fondamental, d'une préférence (celui là, celle là) et de ce fait d'un renoncement (pas toutes les autres).
Cet engagement volontaire, cette dynamique n'a de sens que si elle est constamment revisitée, rechoisie, renouvelée, à l'aune du choix initial, mais aussi au delà, dans ce qui peut être un formidable pari sur l'avenir.
Et dans ce cadre on peut affirmer qu'il y un avant et un après de l'échange des consentements.
Cet engagement volontaire, cette dynamique n'a de sens que si elle est constamment revisitée, rechoisie, renouvelée, à l'aune du choix initial, mais aussi au delà, dans ce qui peut être un formidable pari sur l'avenir.
Et dans ce cadre on peut affirmer qu'il y un avant et un après de l'échange des consentements.
samedi, juin 03, 2006
Mariage, un acte social
Dans un contexte qui met l'accent sur la liberté de l'individu, il semble utile de rappeler l'importance d'un engagement "socialement responsable", c'est-à-dire d'un acte qui ne se réduit pas à un acte privé mais qui exprime une volonté d'incarnation de la personne dans le jeu public.
Le mariage a un caractère institutionnel, dans la mesure où il manifeste le basculement d'un couple de la sphère d'une alliance privée a une fonction social, de couple, de parents, d'éducateur. Dans le mariage, le couple en tant qu'ensemble constitué à un rôle et s'engage dans ce sens, à la différence d'individus séparés. Cela implique une solidarité et une réciprocité entre ses membres, et en même temps, une solidarité sociétale, intramondaine.
Le mariage a un caractère institutionnel, dans la mesure où il manifeste le basculement d'un couple de la sphère d'une alliance privée a une fonction social, de couple, de parents, d'éducateur. Dans le mariage, le couple en tant qu'ensemble constitué à un rôle et s'engage dans ce sens, à la différence d'individus séparés. Cela implique une solidarité et une réciprocité entre ses membres, et en même temps, une solidarité sociétale, intramondaine.
vendredi, juin 02, 2006
De l'ombre à la lumière,
Il y a dans ce film de Ron Howard, une grande finesse de traits. Admirablement interprété par Russel Crowe et Rénée Zwellinger, on notera la fragilité de cette histoire conjugale, malmenée par la grande dépression de 1929. Une grande rage de vivre anime le boxeur déchu, Jimmy Braddock et le pousse à résister, à conserver sa famille unie, à se battre pour ses enfants...
De l'ombre à la lumière est un film d'espérance, parfois violent sur le ring, il est très discret et sensible dans son exécution.
A voir (maintenant en DVD).
De l'ombre à la lumière est un film d'espérance, parfois violent sur le ring, il est très discret et sensible dans son exécution.
A voir (maintenant en DVD).
mercredi, mai 24, 2006
Eros et Agape - II
Dans ce chemin vers le décentrement, le désir est vecteur central. Le désir qui naît de la chair, incarné, réel et en même temps tout tourné vers un ailleurs. La dramatique chrétienne nous y introduit fort bien comme le souligne Balthasar (1). Pour lui les drames où la passion éphémère se transforme en amour humain capable de résister devant le jugement de l'éternité sont retournés dans le milieu chrétien. Ainsi par exemple la transformation de Dante par l'amour de Béatrice qui le juge, la purification de Rodrigue par le sacrifice de Prouhèze demeure "l'étoile qui guide". Ces deux drames montrent par quelle mort l'éros doit passer, avant de se muer en agapê capable de tenir au jour du jugement dans la lumière éternelle. "L'éros seul est trop attaché à la continuité des générations à poursuivre sur terre pour qu'il puisse s'en délier, comme Soloviev le croyait possible". On rejoint là l'idée du dépassement de l'existence finie dans l'amour véritablement spirituel, que l'on trouve particulièrement développé dans le théâtre de G. Marcel à laquelle j'ai consacré il y a plus de dix ans, une longue analyse que l'on retrouvera dans "Chemins..."
(1) cf. Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3, L'action p. 99ss
(1) cf. Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3, L'action p. 99ss
Inscription à :
Articles (Atom)
