"L'ensemble de l'ordonnance cultuelle de l'Ancien Testament restait dans le domaine de la sarx (chair), c'est à dire de la réalité intérieure au monde, elle n'atteignait pas le domaine proprement divin, le domaine du pneuma. Elle restait donc dans l'ordre des images (Hb 10,1) et n'arrivant pas jusqu'à la réalité même. Le culte tout entier n'arrivait pas à transpercer pour ainsi dire le mur des images : il représentait mais ne réalisait pas. Seul le Christ qui se donne sur la Croix fait éclater les images en mourrant de la mort d'un supplicié. Il ne traverse pas un voile symbolique, mais il transperce le voile réel, le voile de la chair, mur de séparation de notre existence terrestre et entre par elle dans l'autre monde, en présence de la majesté céleste du Dieu vivant. (1) On dépasse là les quelques réflexions sur le voile de la chair déjà esquissée plus haut. Je me demande même s'il ne faudrait pas paraphraser ce texte sur la place du sacrement de mariage dans la médiation du Christ ? Que fait-on de notre sacrement ? Reste-t-on dans le domaine de la chair où introduit-on un lien vers le Christ et sa médiation. A argumenter...
(1) d'après Joseph Ratzinger, ibid p. 303
Réflexions au jour le jour sur la vie à deux, ses joies et ses tristesses... Mariage de joie, Mariage folie, Mariage d'amour, Mariages à l'église...Mariage pour toujours...Tout un programme... pour un blog. Une approche humaine, philosophique, pastorale et théologique du mariage par l'auteur de PMC
mercredi, janvier 11, 2006
samedi, janvier 07, 2006
Signe efficace
Quelle est la dimension exacte de cette notion de signe ?
Jusqu'ou allons nous dans la compréhension des "tâches" du couple chrétien ?
Quelle est la force réelle de notre sacrement ?
Je pense que nous n'avons pas fini d'explorer les écueils de cette course en sacs...
La vie d'un couple chrétien, comme celle de tout homme est semée d'embuches, mais c'est ce que nous en faisons qui devient trace fragile de l'indicible... Petite et pâle lueur d'un amour qui nous dépasse sans cesse...
Jusqu'ou allons nous dans la compréhension des "tâches" du couple chrétien ?
Quelle est la force réelle de notre sacrement ?
Je pense que nous n'avons pas fini d'explorer les écueils de cette course en sacs...
La vie d'un couple chrétien, comme celle de tout homme est semée d'embuches, mais c'est ce que nous en faisons qui devient trace fragile de l'indicible... Petite et pâle lueur d'un amour qui nous dépasse sans cesse...
lundi, janvier 02, 2006
Bonne Année
Que la paix règne en vos coeurs
Que la joe habite vos âmes,
Que l'amour rayonne à travers vous...
Que l'espérance vous soutienne...
En cette nouvelle année...
Claude
Que la joe habite vos âmes,
Que l'amour rayonne à travers vous...
Que l'espérance vous soutienne...
En cette nouvelle année...
Claude
mercredi, décembre 14, 2005
Un amour et un mystère
"Il y a un amour caché au fond de notre nature et qui appelle l'union de l'homme et de la femme. (...) Autrefois, Moïse l'avait prophétisé et maintenant Paul le proclame d'une voie éclatante : "Ce mystère est grand dans le Christ et dans l'Eglise (Ep. 5,32). Il ne parle pas seulement pour l'homme, mais pour la femme, afin qu'il prenne soin d'elle comme de sa propre chair, ainsi que le Christ le fait pour l'Eglise... Que faut-il donc que tu dises à ta femme ? Dis lui avec beaucoup de douceur : "je t'ai choisie, je t'aime et te préfère à ma propre vie. L'existence présente n'est rien; aussi mes prières, mes recommandations et toutes mes actions, je les fais pour qu'il nous soit donné de passer cette vie de manière à pouvoir être réunis dans la vie future sans plus aucune crainte (de séparation). Le temps que nous vivons est court et fragile. S'il nous est donné de plaire à Dieu durant cette vie, nous serons éternellement avec le Christ et l'un avec l'autre dans un bonheur sans limites. Ton amour me ravit plus que tout et je ne connaîtrais pas de malheur plus insupportable que d'être séparé de toi."
Saint Jean Chrysostome, Homélie 20, Epitre aux Ephésiens, 1,4 PG 62, 147-148, tr. Orval, cité par Magnificat, nº 130, septembre 2003
Saint Jean Chrysostome, Homélie 20, Epitre aux Ephésiens, 1,4 PG 62, 147-148, tr. Orval, cité par Magnificat, nº 130, septembre 2003
mercredi, novembre 30, 2005
Violences conjugales
La presse s'indigne de chiffres effectivement choquants. Une femme meurt en France tous les quatre jours... de violence conjugale. Mais ce chiffre n'est que la pointe d'un iceberg dont on sent la profondeur dans les messages qui nous arrivent sur Bonheur dans le couple, ce site créé pour aider au bonheur et qui ne cesse de recevoir les complaintes de ceux qui n'y croient plus...
La violence est partout. Elle commence bien avant que les mots puissent la caractériser comme telle. Elle est déjà dans l'insinuation, dans la pression, le chantage d'un couple assymétrique, avant même de porter le nom de violence verbale, dans le fait de faire pression, d'établir des relations de dominant / dominé. Elle s'insinue dans tous les rapports dès qu'une jalousie est présente. Nos amis canadiens ont été beaucoup plus loin dans la lutte et la prise en compte de ce phénomène et j'avais publié dans la zone privée de PMC de nombreux éléments sur ce sujet.
La violence est partout. Elle commence bien avant que les mots puissent la caractériser comme telle. Elle est déjà dans l'insinuation, dans la pression, le chantage d'un couple assymétrique, avant même de porter le nom de violence verbale, dans le fait de faire pression, d'établir des relations de dominant / dominé. Elle s'insinue dans tous les rapports dès qu'une jalousie est présente. Nos amis canadiens ont été beaucoup plus loin dans la lutte et la prise en compte de ce phénomène et j'avais publié dans la zone privée de PMC de nombreux éléments sur ce sujet.
mardi, novembre 22, 2005
Réjouis-toi homme, d'une joie qui va jusqu'aux racines... Car si ce n'est pas dans le monde que se situe la joie véritable, c'est à notre monde qu'elle a été révélée, et cette révélation nous trace le sentier qui y conduit. Il ne s'agit pas d'une utopie, mais d'un chemin périlleux de confiance et d'amour, à travers lequel nous percevons déjà des étincelles et des fragments et qui nous ouvre à la musique, l'harmonie infinie des personnes divines. La joie, c'est la participation fragile à la danse trinitaire.
Et la danse du couple est un signe éclatant de cette joie. La joie d'une famille est la joie de Dieu qui se révèle dans nos vies. "Et Dieu vit que cela était bon"...
La joie conjugale n'est pas cependant la seule. Il est des joies plus discrètes, et plus sublime, que l'on perçoit dans toutes rencontres, dans les lieux où 2 ou 3 sont réunis et que transparaît l'amour...
Et la danse du couple est un signe éclatant de cette joie. La joie d'une famille est la joie de Dieu qui se révèle dans nos vies. "Et Dieu vit que cela était bon"...
La joie conjugale n'est pas cependant la seule. Il est des joies plus discrètes, et plus sublime, que l'on perçoit dans toutes rencontres, dans les lieux où 2 ou 3 sont réunis et que transparaît l'amour...
lundi, novembre 21, 2005
Réjouis-toi...
"Khairé"... L'histoire du christianisme commence par ce réjouis toi de l'annonce de la naissance de Jésus (Lc 1,28) confirmé par l'annonce aux bergers. C'est une grande joie. Mais est-ce l'illusion de la joie de ce monde. La bonne nouvelle est différente des joies du monde. (1)
Pour moi, il y a par exemple dans la vie conjugale une joie profonde et cette joie c'est de parvenir de manière fragile à être en Dieu (in christoî...).
Le message de l'Evangile n'est pas joyeux car il plaît mais parce qu'il vient de celui qui a la vraie joie. La vérité rend libre et seul la liberté rend heureux. Comme l'affirme Bernanos "la grâce des grâces serait de s'oublier soi-même".
Ce chemin est hyperbole, dans la mesure où l'échange des consentements n'est pas dans un recevoir et un donner immédiat, même s'il prend chair dès les premiers instants. Il est hyperbole, parce que le chemin tracé de cesse de s'affiner, s'invite à un dépassement, qui se construit dans le temps et pour lequel le je te reçois et je me donne à toi du Christ, dans le lavement des pieds puis à travers la passion constitue le sommet, indépassable, inimitable mais qui reste tension dans tout nos chemins de chrétiens...
(1) d'après J. Ratzinger, ibid p.80
Pour moi, il y a par exemple dans la vie conjugale une joie profonde et cette joie c'est de parvenir de manière fragile à être en Dieu (in christoî...).
Le message de l'Evangile n'est pas joyeux car il plaît mais parce qu'il vient de celui qui a la vraie joie. La vérité rend libre et seul la liberté rend heureux. Comme l'affirme Bernanos "la grâce des grâces serait de s'oublier soi-même".
Ce chemin est hyperbole, dans la mesure où l'échange des consentements n'est pas dans un recevoir et un donner immédiat, même s'il prend chair dès les premiers instants. Il est hyperbole, parce que le chemin tracé de cesse de s'affiner, s'invite à un dépassement, qui se construit dans le temps et pour lequel le je te reçois et je me donne à toi du Christ, dans le lavement des pieds puis à travers la passion constitue le sommet, indépassable, inimitable mais qui reste tension dans tout nos chemins de chrétiens...
(1) d'après J. Ratzinger, ibid p.80
dimanche, novembre 20, 2005
Révélation
"On ne peut constater Dieu comme on constate n'importe quel objet mesurable". (1) Cela passe par l'humilité au plan de l'être. Nous sommes appelés au sein même de l'exercice libre de notre intelligence à nous laisser interpellé par l'intelligence éternelle. Pour reprendre les termes déjà commentés dans chemins de lecture à propos de Balthasar, notre liberté finie doit s'ouvrir à une liberté infinie.
Ce n'est pas seulement un Tu a qui l'on peut s'adresser mais plus que cela ajoute J. Ratzinger. Il faut "s'adresser à celui qui est le fond même de mon être (...) mais en même temps relativiser car je ne puis aimer que parce que je suis aimé..." (2)
Il y a pour moi dans cet échange, le coeur de la révélation. On ne peut aimer, donner, que si l'on a reçu... J'en viens d'ailleurs à regretter que la nouvelle version du rituel du mariage ne mette plus en avant (3) cette phrase qui avait pour moi tant de sens : "Je te reçois et je me donne à toi". Elle était peut-être au niveau de l'hyperbole, mais elle entrait en raisonnance avec ce don premier de Dieu qui appelait à une réponse.
Je ne puis aimer l'homme que parce que j'ai la joie d'être aimé, sinon par l'autre, au moins par Dieu à travers l'autre...
(1) d'après J. Ratzinger, ibid p. 77
(2) ibid p. 79
(3) Il s'agit maintenant de la formule n° 3 (amendement au billet d'origine après vérification)
Ce n'est pas seulement un Tu a qui l'on peut s'adresser mais plus que cela ajoute J. Ratzinger. Il faut "s'adresser à celui qui est le fond même de mon être (...) mais en même temps relativiser car je ne puis aimer que parce que je suis aimé..." (2)
Il y a pour moi dans cet échange, le coeur de la révélation. On ne peut aimer, donner, que si l'on a reçu... J'en viens d'ailleurs à regretter que la nouvelle version du rituel du mariage ne mette plus en avant (3) cette phrase qui avait pour moi tant de sens : "Je te reçois et je me donne à toi". Elle était peut-être au niveau de l'hyperbole, mais elle entrait en raisonnance avec ce don premier de Dieu qui appelait à une réponse.
Je ne puis aimer l'homme que parce que j'ai la joie d'être aimé, sinon par l'autre, au moins par Dieu à travers l'autre...
(1) d'après J. Ratzinger, ibid p. 77
(2) ibid p. 79
(3) Il s'agit maintenant de la formule n° 3 (amendement au billet d'origine après vérification)
samedi, novembre 19, 2005
Mariage - Espoir
De retour du cinquantième anniversaire des CPM, je suis porté par cette espérance qui a réuni 505 animateurs et prêtres à Besançon. Le mariage est encore lieu d'espérance et nous repartons confiant sur la place et le dynamisme de ce mouvement au service des futurs mariés.
vendredi, novembre 04, 2005
Eglise sacrement
"L'Eglise est dans le Christ comme le sacrement c'est-à-dire le signe et l'instrument de l'unité profonde de tout le genre humain et de son union à Dieu." (1)
Cette dimension sacramentelle de l'Eglise est une ouverture particulière qui élargit le sens même de la vie du chrétien. Pour reprendre une analyse donnée dans Chemins de lectures sous le titre "Verticalité", le danger de notre culture de la personne, de l'individu tout puissant, nouvelle tour de Babel de notre humanité, est de vivre et construire pour soi, sans intégrer la dimension de communauté. L'Eglise est à l'inverse une école de la communauté. La cité de Dieu est la direction de cette église parfois malade et fragile, mais toujours en marche vers sa dimension sacramentelle. Comme l'amour du prophète Osée pour sa prostituée, le Christ nous aime malgré nos faiblesses et c'est à travers celle-ci que ce construit la révélation. Le souffle qui habite l'Eglise vient travailler son essence, vient l'habiter et c'est ce souffle intérieur qui est signe et instrument en nous de l'invisible. L'Eglise est "l'infrangible sacrement de l'unité" disait saint Cyprien.
"Pour que le signe (visible) puisse réaliser dans les faits une pareille médiation de l'extérieur vers l'intérieur cela implique qu'à l'intérieur il faut qu'il en ait reçu le pouvoir et cela est signifié par l'expression institué". (2)
J. Ratzinger rappelle d'ailleurs que cette notion d'Eglise sacrement a été introduite par Henri de Lubac dans "Catholicisme, les aspects du dogme'' dans sa critique d'une foi personnelle, de l'individualisme d'une recherche d'un Dieu pour soi seul.
Je crois que c'est le travers le plus fréquent de notre temps. Une volonté de maîtrise qui n'est finalement qu'orgueil et démesure, à l'image parfois de ces mots que j'aligne tous les jours et qui sont si souvent suivi de peu de chose, de peu d'amour. L'Eglise est autre chose que des mots, que ce blog. L'Eglise est dans la communauté d'amour que nous formons et qui transpire de l'amour de Dieu...
Et si je reprends là encore ce billet de chemins de lecture dans mon blogue mariage, c'est qu'il parle aussi sur la nature même du sacrement de mariage. Car si l'Eglise est sacrement, le mariage ne peut être que le signe de ce sacrement de communauté, de cette communauté visible et aimante... A méditer...
(1) LG, cité par Joseph Ratzinger, ibid, p. 46
(2) d'après Joseph Ratzinger, ibid, p. 51ss
Cette dimension sacramentelle de l'Eglise est une ouverture particulière qui élargit le sens même de la vie du chrétien. Pour reprendre une analyse donnée dans Chemins de lectures sous le titre "Verticalité", le danger de notre culture de la personne, de l'individu tout puissant, nouvelle tour de Babel de notre humanité, est de vivre et construire pour soi, sans intégrer la dimension de communauté. L'Eglise est à l'inverse une école de la communauté. La cité de Dieu est la direction de cette église parfois malade et fragile, mais toujours en marche vers sa dimension sacramentelle. Comme l'amour du prophète Osée pour sa prostituée, le Christ nous aime malgré nos faiblesses et c'est à travers celle-ci que ce construit la révélation. Le souffle qui habite l'Eglise vient travailler son essence, vient l'habiter et c'est ce souffle intérieur qui est signe et instrument en nous de l'invisible. L'Eglise est "l'infrangible sacrement de l'unité" disait saint Cyprien.
"Pour que le signe (visible) puisse réaliser dans les faits une pareille médiation de l'extérieur vers l'intérieur cela implique qu'à l'intérieur il faut qu'il en ait reçu le pouvoir et cela est signifié par l'expression institué". (2)
J. Ratzinger rappelle d'ailleurs que cette notion d'Eglise sacrement a été introduite par Henri de Lubac dans "Catholicisme, les aspects du dogme'' dans sa critique d'une foi personnelle, de l'individualisme d'une recherche d'un Dieu pour soi seul.
Je crois que c'est le travers le plus fréquent de notre temps. Une volonté de maîtrise qui n'est finalement qu'orgueil et démesure, à l'image parfois de ces mots que j'aligne tous les jours et qui sont si souvent suivi de peu de chose, de peu d'amour. L'Eglise est autre chose que des mots, que ce blog. L'Eglise est dans la communauté d'amour que nous formons et qui transpire de l'amour de Dieu...
Et si je reprends là encore ce billet de chemins de lecture dans mon blogue mariage, c'est qu'il parle aussi sur la nature même du sacrement de mariage. Car si l'Eglise est sacrement, le mariage ne peut être que le signe de ce sacrement de communauté, de cette communauté visible et aimante... A méditer...
(1) LG, cité par Joseph Ratzinger, ibid, p. 46
(2) d'après Joseph Ratzinger, ibid, p. 51ss
jeudi, novembre 03, 2005
Baptême, suite...
Dans le baptême, la mort (les eaux, la mer) et la vie (source) sont étroitement mêlée. Le baptême est le plongeon dans la mort et dans la source de la vie. Seul le renoncement à soi-même conduit au pays de la vie. Cette double symbolique est très forte.
Mais ce renoncement n'est "sacramentel" que lorsque la foi est un don fait par l'intermédiaire de la communauté, qu'elle même reçoit en don. La foi ecclésiale conduit à penser que le baptême, c'est le sacrement de la foi ! Et c'est bien ce que signifait cette affirmation du credo pendant le rite du baptême.
On pourrait s'arrêter à cette description, mais la lecture d'Ephésiens 5 nous conduit à aller plus loin en direction du mariage. Le Christ voulait l'Eglise pure et sans tâche... " il a aimé l'Église, il s'est livré pour elle ; il voulait la rendre sainte en la purifiant par le bain du baptême et la Parole de vie (Eph 5,26) Et l'invite donc à cette purification. Et le couple, dans le don mutuel est également invité à cette purification et à ce don dans la foi, qui rend le sacrement de mariage sacramentel parce que l'échange des dons de soi s'inscrivent dans la même démarche sacramentelle au sein d'une communauté mais aussi au sein même de la petite église qu'ils sont appelés à former.
Mais ce renoncement n'est "sacramentel" que lorsque la foi est un don fait par l'intermédiaire de la communauté, qu'elle même reçoit en don. La foi ecclésiale conduit à penser que le baptême, c'est le sacrement de la foi ! Et c'est bien ce que signifait cette affirmation du credo pendant le rite du baptême.
On pourrait s'arrêter à cette description, mais la lecture d'Ephésiens 5 nous conduit à aller plus loin en direction du mariage. Le Christ voulait l'Eglise pure et sans tâche... " il a aimé l'Église, il s'est livré pour elle ; il voulait la rendre sainte en la purifiant par le bain du baptême et la Parole de vie (Eph 5,26) Et l'invite donc à cette purification. Et le couple, dans le don mutuel est également invité à cette purification et à ce don dans la foi, qui rend le sacrement de mariage sacramentel parce que l'échange des dons de soi s'inscrivent dans la même démarche sacramentelle au sein d'une communauté mais aussi au sein même de la petite église qu'ils sont appelés à former.
mercredi, novembre 02, 2005
Baptême et mariage, même combat ?
Par le sacrement du baptême, le nouveau baptisé entre en "communauté de nom avec le Père, le Fils et l'Esprit". Il entre dans une nouvelle unité pour appartenir au milieu d'existence délimité par ce nouveau nom, comme les nouveaux époux qui ne font qu'une seule chair, le baptisé est appelé à cette communion de nom. Il est "en Christ".
Etre baptisé, c'est ainsi "participer au rapport de Jésus avec Dieu (...) et recevoir pour sien le nom du Christ" (1) Cela implique donc en soi une mort à soi-même. J. Ratzinger souligne à ce sujet que dans la tradition, le baptême était précédé d'un "Crois tu en Dieu". La confession de foi était alors suivie d'un acte concret de conversion. On est loin,, rajoute-t-il de la forme administrative (et j'aujouterais presque superstitieuse) que peut prendre certains baptêmes. En un sens, c'est le risque et la conséquence d'un baptême systhématique des enfants.
Faut-il pour autant promouvoir ce baptême, au risque de ne plus baptiser personne. Oui si, comme le suggère J. Ratzinger le baptême est accompagné d'une démarche post-catéchuménale, comme elle l'est précédé pour les adultes.
A ce sujet, il fait deux remarques. Il rappelle que le Credo n'est pas une formule publicitaire : "Il ne peut-être exprimé que s'il l'on réalise en même temps l'acte de conversion au Fils de Dieu crucifié et si l'on assume par là aussi bien la passion que les promesses de la Vérité."
Enfin il souligne que le catéchuménat doit être autre chose qu'un cours de religion : "il est une partie du sacrement : non pas un enseignement préalable mais une partie intégrante de celui-ci. D'un autre côté, le sacrement n'est pas un simple rite liturgique, mais un processus, un long cheminement qui mobilise toutes les forces de l'homme, son intelligence, sa volonté, son sentiment." (2)
Ce que dit Ratzinger sur le baptême fait raisonner pour moi de nombreuses implications au sujet du mariage et de sa préparation... A méditer...
(1) Joseph Ratzinger, ibid, p. 32 et ss
(2) ibid p. 35 et 36
Etre baptisé, c'est ainsi "participer au rapport de Jésus avec Dieu (...) et recevoir pour sien le nom du Christ" (1) Cela implique donc en soi une mort à soi-même. J. Ratzinger souligne à ce sujet que dans la tradition, le baptême était précédé d'un "Crois tu en Dieu". La confession de foi était alors suivie d'un acte concret de conversion. On est loin,, rajoute-t-il de la forme administrative (et j'aujouterais presque superstitieuse) que peut prendre certains baptêmes. En un sens, c'est le risque et la conséquence d'un baptême systhématique des enfants.
Faut-il pour autant promouvoir ce baptême, au risque de ne plus baptiser personne. Oui si, comme le suggère J. Ratzinger le baptême est accompagné d'une démarche post-catéchuménale, comme elle l'est précédé pour les adultes.
A ce sujet, il fait deux remarques. Il rappelle que le Credo n'est pas une formule publicitaire : "Il ne peut-être exprimé que s'il l'on réalise en même temps l'acte de conversion au Fils de Dieu crucifié et si l'on assume par là aussi bien la passion que les promesses de la Vérité."
Enfin il souligne que le catéchuménat doit être autre chose qu'un cours de religion : "il est une partie du sacrement : non pas un enseignement préalable mais une partie intégrante de celui-ci. D'un autre côté, le sacrement n'est pas un simple rite liturgique, mais un processus, un long cheminement qui mobilise toutes les forces de l'homme, son intelligence, sa volonté, son sentiment." (2)
Ce que dit Ratzinger sur le baptême fait raisonner pour moi de nombreuses implications au sujet du mariage et de sa préparation... A méditer...
(1) Joseph Ratzinger, ibid, p. 32 et ss
(2) ibid p. 35 et 36
mardi, novembre 01, 2005
Sacrement, sens et médiation...
"Il n'y a pas de sacrement sans parole" (1). La foi ne vient pas à l'homme comme à un Moi isolé, mais celui-ci la reçoit de la communauté, de ceux qui ont cru avant lui et lui apportent Dieu comme une réalité de leur histoire. La communauté a donc un rôle essentiel de médiation, d'accompagnement, mais cet accompagnement est-il un rouleau compresseur ou un chemin d'Emmaüs, une explication de texte qui laisse à l'autre le cheminement intérieur, jusqu'à ce qu'il soit prêt à apercevoir dans la fraction du pain, le signe efficace d'un amour qui respecte sa propre liberté de marcher...
"La parole introduit dans notre relation à Dieu le facteur temps. (...) Nous voudrions avoir trouvé Dieu par nous même, nous mettons une contradiction entre tradition et raison, entre tradition et vérité qui s'avère en fin de compte mortelle. L'homme sans tradition, sans lien avec une histoire vivante est sans racine et s'efforce à une autonomie qui est en contradiction avec sa nature."
Il y a un parcours à refaire, comme ces quarantes passés au désert par le peuple d'Israël, et cette exode, nous avons chacun à la vivre, intérieurement, accompagné par l'éclairage avisé de nos pasteurs.
(1) Joseph Ratzinger, Les Principes de la théologie catholique, Esquisses et matériaux, Téqui, p. 29
(2) ibid p. 30
"La parole introduit dans notre relation à Dieu le facteur temps. (...) Nous voudrions avoir trouvé Dieu par nous même, nous mettons une contradiction entre tradition et raison, entre tradition et vérité qui s'avère en fin de compte mortelle. L'homme sans tradition, sans lien avec une histoire vivante est sans racine et s'efforce à une autonomie qui est en contradiction avec sa nature."
Il y a un parcours à refaire, comme ces quarantes passés au désert par le peuple d'Israël, et cette exode, nous avons chacun à la vivre, intérieurement, accompagné par l'éclairage avisé de nos pasteurs.
(1) Joseph Ratzinger, Les Principes de la théologie catholique, Esquisses et matériaux, Téqui, p. 29
(2) ibid p. 30
vendredi, octobre 21, 2005
Don et réponse
Pour Balthasar, le don du Christ, nouvel Adam, ne peut être "achevé" que lorsqu'il y a réponse (Ant-Wort) de la femme [Eglise]. Il établit alors un parallèle intéressant entre Ant-wort et Ant-litz (voir) visage... (Ant - Anti, contre).
Cela évoque pour moi, comme toujours une relecture du sens du sacrement de mariage. Comme le fait Paul dans Ephésiens, le dialogue entre Christ et Église s'inscrit dans la même dynamique que le "je te reçois et je me donne à toi". De fait, je devrais dire d'ailleurs l'inverse, puisque le sacrement dérive de cette correspondance. Mais il y a dans la kénose, cette dimension archétypique qu'il me semble important de méditer. Il ne s'agit pas seulement d'agir, mais cet acte n'a de sens que s'il conduit à une réponse. La passion ne serait pas "efficace" si elle n'avait été précédée de cet accompagnement des coeurs. Et cependant, comme le démontre Emmaüs, il restait encore un chemin à parcourir. La réponse de l'Eglise ne pouvait venir d'elle-même que dans la mesure où le souffle l'habite et lui "souffle" la réponse. Le dialogue Christ-Eglise pourrait être ainsi presque réduit au dialogue intra-trinitaire, à la symphonie des hyspostases... Et à cette symphonie, Dieu, dans sa miséricorde inépuisable, nous convie à devenir les instruments.
La deuxième remarque résulte du parallèle entre An-Wort et An-Sicht... Entre les mots et le visage. Visage du Christ, Verbe du Christ, verbe de l'Eglise, visage du Christ. Cela évoque bien sûr les accents lévinassiens de l'exposition du visage, qui sommes toutes ne sont pas étranger à mon premier point (cf. lien)
Plus loin (1), Balthasar évoque la création d'Eve, comme n'étant pas une création extérieure, ou un processus naturel, mais comme venant de l'intérieur et d'en haut. Cette approche prend tout son sens pour l'Eglise, nouvelle Eve, qui naît du désir du Christ et de Dieu. Elle ne lui est pas étrangère mais vient bien du dedans et c'est aussi pour cela et comme cela que nous sommes en Christ (en christoî).
La mission de l'Église, comme la mission de la femme, est continuation et conséquences de sa procession à partir du nouvel Adam. C'est pour Balthasar "accueillir et mener à la plénitude la fécondité de l'homme au sens large". Et pour l'Église, c'est bien de cela qu'il s'agit.
Ce que je trouve le plus éclairant demeure cependant cette vision pleine de signification : "Du côté (blessé) de celui qui sommeille (sur la croix) est tiré et façonné le "visage" répondant de la femme (Ep. 5,27) dont l'homme (vir) ne peut pas se passer. Le mystère de l'homme et de la Femme de la première création le montre mais ce mystère ne reçoit sa mystérieuse plénitude que dans le mystère du Christ-Eglise (Ep. 5, 27-33)." (2). Rappelons que ce sang versé est à la fois celui évoqué dans l'institution de l'Eucharistie, mais aussi ce fleuve qui coule du Temple dans la vision du prophète...
Alors, le cri de Jean-Paul II à Lourdes en 2005 prend un double sens : "Femme/Eglise, sentinelle de l'invisible.
(1) d'après Dramatique Divine, II-2, Urs von Balthasar, ibid p. 229
(2) ibid p. 231
Cela évoque pour moi, comme toujours une relecture du sens du sacrement de mariage. Comme le fait Paul dans Ephésiens, le dialogue entre Christ et Église s'inscrit dans la même dynamique que le "je te reçois et je me donne à toi". De fait, je devrais dire d'ailleurs l'inverse, puisque le sacrement dérive de cette correspondance. Mais il y a dans la kénose, cette dimension archétypique qu'il me semble important de méditer. Il ne s'agit pas seulement d'agir, mais cet acte n'a de sens que s'il conduit à une réponse. La passion ne serait pas "efficace" si elle n'avait été précédée de cet accompagnement des coeurs. Et cependant, comme le démontre Emmaüs, il restait encore un chemin à parcourir. La réponse de l'Eglise ne pouvait venir d'elle-même que dans la mesure où le souffle l'habite et lui "souffle" la réponse. Le dialogue Christ-Eglise pourrait être ainsi presque réduit au dialogue intra-trinitaire, à la symphonie des hyspostases... Et à cette symphonie, Dieu, dans sa miséricorde inépuisable, nous convie à devenir les instruments.
La deuxième remarque résulte du parallèle entre An-Wort et An-Sicht... Entre les mots et le visage. Visage du Christ, Verbe du Christ, verbe de l'Eglise, visage du Christ. Cela évoque bien sûr les accents lévinassiens de l'exposition du visage, qui sommes toutes ne sont pas étranger à mon premier point (cf. lien)
Plus loin (1), Balthasar évoque la création d'Eve, comme n'étant pas une création extérieure, ou un processus naturel, mais comme venant de l'intérieur et d'en haut. Cette approche prend tout son sens pour l'Eglise, nouvelle Eve, qui naît du désir du Christ et de Dieu. Elle ne lui est pas étrangère mais vient bien du dedans et c'est aussi pour cela et comme cela que nous sommes en Christ (en christoî).
La mission de l'Église, comme la mission de la femme, est continuation et conséquences de sa procession à partir du nouvel Adam. C'est pour Balthasar "accueillir et mener à la plénitude la fécondité de l'homme au sens large". Et pour l'Église, c'est bien de cela qu'il s'agit.
Ce que je trouve le plus éclairant demeure cependant cette vision pleine de signification : "Du côté (blessé) de celui qui sommeille (sur la croix) est tiré et façonné le "visage" répondant de la femme (Ep. 5,27) dont l'homme (vir) ne peut pas se passer. Le mystère de l'homme et de la Femme de la première création le montre mais ce mystère ne reçoit sa mystérieuse plénitude que dans le mystère du Christ-Eglise (Ep. 5, 27-33)." (2). Rappelons que ce sang versé est à la fois celui évoqué dans l'institution de l'Eucharistie, mais aussi ce fleuve qui coule du Temple dans la vision du prophète...
Alors, le cri de Jean-Paul II à Lourdes en 2005 prend un double sens : "Femme/Eglise, sentinelle de l'invisible.
(1) d'après Dramatique Divine, II-2, Urs von Balthasar, ibid p. 229
(2) ibid p. 231
mardi, septembre 06, 2005
Sexualité et Communion
Pour Balthasar, "il existe une sphère dans laquelle nos corps communique bien au delà de la sexualité non pas pour former une unité biologique mais un organisme pneumatique fondé sur la résurrection du Seigneur et sa présence eucharistique". On retrouve ce que je décrivais plus haut sur la danse trinitaire. Si nous avons reçu en nous l'Esprit et qu'à travers un acte de décentrement nous le laissons libre d'agir en nous, nous parvenons à cette fission nucléaire qu'évoquait Benoît XVI dans son homélie de Marienfeld (JMJ 2005), celle d'un coeur qui entre dans la communion véritable, la symphonie de Dieu en trois personnes, à laquelle nous devenons, par notre vocation des humbles participants.
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, ibid p. 359
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, ibid p. 359
dimanche, septembre 04, 2005
Egalité des sexes.
Pour Balthasar la primauté de l'homme se transforme en égalité. Quand la femme acquiert à son tour le pouvoir de tirer de sa chair un petit homme. L'homme à son tour naît de la femme (1 Co 11, 8-12) si bien qu'aucun d'entre eux n'a droit sur son propre corps mais sur celui de l'autre.
Si j'adhère à la première partie de l'affirmation, je souhaite apporter des bémols sur la seconde. Le droit sur l'autre et encore plus sur son corps est bien évidemment, d'abord et avant toute chose un don de Dieu et par extension le fruit du don réciproque que l'un et l'autre peuvent se donner à travers l'échange sacramentel. Mais est-ce un droit. Je dirais qu'il s'agit plutôt d'une attitude, d'une exhortation à l'ouverture et à cet échange symphonique qui caractérise la rencontre conjugale des corps et des coeurs...
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, ibid p. 324
Si j'adhère à la première partie de l'affirmation, je souhaite apporter des bémols sur la seconde. Le droit sur l'autre et encore plus sur son corps est bien évidemment, d'abord et avant toute chose un don de Dieu et par extension le fruit du don réciproque que l'un et l'autre peuvent se donner à travers l'échange sacramentel. Mais est-ce un droit. Je dirais qu'il s'agit plutôt d'une attitude, d'une exhortation à l'ouverture et à cet échange symphonique qui caractérise la rencontre conjugale des corps et des coeurs...
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, ibid p. 324
samedi, septembre 03, 2005
Co-créateurs
En faisant de l'être fini un participant à sa création, Dieu entame cet abaissement qui va jusqu'à la kénose. Il se place dans la dépendance d'un événement que les créatures peuvent déclencher à leur gré. On touche là au "profond mystère où l'homme n'est plus la chose du père mais est considéré comme personne dans sa relation immédiate à Dieu...." (1) Et le cri d'Eve qui dit "J'ai acquis un homme de Yahvé" saisit tout de suite la double filiation qui est en jeu. La naissance n'est pas seulement un don de la nature mais elle aussi cadeau de Dieu.
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, ibid p. 325
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, ibid p. 325
lundi, août 29, 2005
Une compagne en Esprit...
Si Adam ne trouve pas dans la nature un être capable de satisfaire ses aspirations, c'est qu'il "veut un vis-à-vis qui lui offre spirituellement du charnel et charnellement du spirituel" (1). Comment comprendre ce mot de Balthasar si ce n'est en élargissant la notion même de sexualité à sa dimension de communion des coeurs. Si la communion de la chair n'est pas une communion des coeurs, si la chair et l'esprit ne trouve pas dans la rencontre des corps un lieu de dilatation et de symphonie alors l'homme est dépourvu de cette complémentarité même qui fait de lui une "petite" image de la communion trinitaire.
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, Dramatique divine, l'homme en Dieu, p. 323
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, Dramatique divine, l'homme en Dieu, p. 323
mardi, juillet 12, 2005
Trinité...
Pour Balthasar, il semble que dans l'infini des personnes divines "soient ménagés en elle comme des espaces infinis de liberté pour que puissent s'effectuer les échanges entre" les trois personnes divines de telle sorte qu'il n'y ait aucune fermeture sur une identité confinée en elle-même. Pour lui, cela permet de qualifier ces échanges comme don, communion, réciprocité, joie, espérance et accomplissement parce que Dieu peut tout attendre de Dieu. Il parle à ce stade d'une intercession réciproque, d'une "parfaite transparence" et du mystère personnel inviolable (1) de chaque hypostase (personnes divines). Pour quelqu'un qui s'est spécialisé dans l'anthropologie du couple, cette danse des libertés divines, n'est pas sans rebondir sur cet échange conjugal, ou les libertés sont appelées à entrer dans une danse similaire. Le couple est alors à l'image de l'échange trinitaire...
(1) d'après Urs von Balthasar, ibid p. 222-3
(1) d'après Urs von Balthasar, ibid p. 222-3
mardi, juin 21, 2005
Liberté et fidélité
Le couple s'inscrit dans une respiration entre la liberté qui fonde leur lien et cette fidélité qui repose sur confiance et parole donnée.
Dans la conjugaison d'une vie, dans la chorégraphie de la distance, ils évoluent entre fusion et fécondité.
Cela suppose cependant une vigilance. Parce que la fidélité est un vouloir...
Dans la conjugaison d'une vie, dans la chorégraphie de la distance, ils évoluent entre fusion et fécondité.
Cela suppose cependant une vigilance. Parce que la fidélité est un vouloir...
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